CHARLY dit "ZIGOUIOUI"

27 mai 2022

"Je pense que je suis un cadeau, mais je m'emballe peut-être !"

 

"Quand on croit qu'on a tout compris en un clin d'oeil tout change"

 

On m’appelle Pénélope mais je ne vais pas faire tapisserie toute ma vie ! J’ai entamé toute jeune une carrière prestigieuse et fulgurante de « mère porteuse » brutalement interrompue pour cause de césarienne et me voilà déjà star déchue, mise à la retraite avant l’âge. Je termine l’éducation de ma dernière portée, tous des mâles de haute lignée, au fin d’un placement à leur hauteur et tente de trouver quelque repos histoire d’envisager à tête reposée mon devenir.

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Mais curieusement alors que je somnolais non pas sur mes deux oreilles, mais sur une seule, l’autre se tendait irrésistiblement vers un murmure lancinant « ils arrivent, ils arrivent... » J’avais beau changer de côté, me gratter l’oreille avec énergie, mais pas moyen de changer de disque. Cette petite voix venue pour perturber toutes élaborations de projet d’avenir ne m’a pas laissé le choix, je lui ai prêté l’oreille.

Elle me fait miroiter une retraite dorée chez des vieux, qui ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez. Je n’y ai pas prêté toute mon attention, les promesses n’engagent que ceux qui y croient et je fais partie des sceptiques ! Mais ce bla-bla incessant, version conte de fée a fini par me plaire et j’ai laissé cet intrus squatter ma petite tête de teckel à l’insu de mon plein gré. J’ai fait un pacte avec une voix d’outre-tombe et je me demande si ma mise à la retraite n’est pas finalement méritée. Il ne me reste plus qu’à faire preuve de patience et espérer que ce ne soit pas un mirage. En attendant j’échafaude des plans sur la comète, ça ne peut pas faire de mal. J’imagine mon nouveau job de «Dame de compagnie » pour vieux sur deux pattes. Si je veux avoir la « tête de l’emploi » Je ne peux pas me présenter sous mon vrai patronyme, celle d’une habituée des podiums au nom de scène inoubliable : Pénélope Cruz de l’Abbaye Sainte-Marie. Il serait peut-être judicieux de prendre un pseudonyme, quelque chose de gourmand, un brin germain comme les teckels et qui sonne bien...

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Ça tombe bien, me dit la voix, j’étais sûr qu’on serait fait pour s’entendre, je cherchais quelqu’un qui puisse me succéder sans me faire de l’ombre ni me plonger dans l’oubli et j’ai pensé qu’une version féminine de moi, serait le plus approprié, « Charlotte » t’irait comme un gant ! Au fait j’me présente je m’appelle Charly, t’inquiètes pas totoche on est du même monde, moi c’est : Du Tirso de Molina ! A ce moment précis, la porte de chez mon manager s’est grande ouverte pour faire place à deux vieux enthousiasmés qui m’ont couvert de caresses ponctuées de Pénélope par ci, Pénélope par là, auxquels je n’ai pas répondu, saisie de stupeur et tremblements! Une heure après j’étais à l’arrière de leur voiture dans un petit panier, pas bien rassurée finalement par l’ampleur de ma tâche, d’autant plus que la voix faisait la sourde oreille à toutes mes questions…

Grand chambardement, boucan d’enfer!! Je passe de la campagne avec mes amis teckels comme colocataires à une grande ville, trams, vélos, voitures, cris, des milliers de deux pattes entourant mes quatre miennes et des odeurs innombrables à répertorier, qui font que j’hésite à y faire mon pipi ! Des images qui défilent sans arrêt même dans mon sommeil. En débarquant dans l’antre de mes kidnappeurs, je me suis précipitée tête baissée dans la première pièce, il y avait là un panier et deux jouets que j’ai squatté pour ne plus les quitter. J’y ai établi mon quartier général, décidant, malgré un désaccord avec mes adoptants sur cette question en particulier, de faire mes besoins derrière le fauteuil. Pour toutes autres activités, y compris les repas, auxquelles ils voudraient me convier, il leur faudra me transporter en lieu et place, je ne ferais pas un pas de plus….

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Et pis c'est tout !!

 

"Moins on se pose de questions, plus on y répond vite"

 

 


02 janvier 2022

"La vie n'est qu'un petit ourlet sur le robe infinie du temps"

 

 

 

"Quand tu traverses la pièce, en silence, que tu passes devant moi
 Je comprends mieux le monde en t'observant, je crois que j'y vois plus clair
 Je n'ai pas trouvé la clef du mystère mais je m'en suis approché
 Je n'ai pas d'ami comme toi
 oh non, non, non
 pas d'autre ami comme toi..."
La vieille pousse la chansonnette, finalement malgré son caractère de chien...et sa voix de fausset, c'est un grande sentimentale, je prends son aveu comme un compliment amplement mérité. Alors mes amis, avez vous bien profité des fêtes ? Maintenant que vous avez des joujoux par milliers et mis fin à vos agapes, je viens vous souhaiter en cette enième année de bonnes résolutions, une trés belle année 2022 et j'en profite pour vous faire un medley de ma bouille d'enfer pour démarrer Janvier et partager avec vous une tranche de vie bien remplie, la mienne, what else !

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A l'aube de nos dix années de vie commune pour certains d'entre vous, un peu moins pour d'autres, j'ai réalisé que ces derniers temps, ma paresse ou peut-être ma carcasse vieillissante, vous a privé bien trop souvent de ma présence "de pied en cap" lors de nos dernières balades, bref je vous ai manqué, rassurez vous à moi aussi !! Vous pourrez constater tour à tour, que j'ai embelli en vieillissant, que mon regard fait toujours chavirer votre petit coeur et que l'on s'est tapé de bonnes parties de rigolades, j'ai même partagé avec vous, mes gourmandises, c'est vous dire combien je vous aime. Mes amis, ne perdons pas de temps en formalité, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

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Commençons par la bonne : Je n'ai plus d'addiction à la vieille, mais la v'là maintenant en manque de moi, je me doutais bien que j'étais son indispensable ! La mauvaise nouvelle : j'ai joué un tour de cochon à mon pote, en le laissant en rade, il me cherche toujours des yeux et du coeur. J'explique : Dernièrement j'ai surpris une conversation entre mes vieux, où il était question d'un déménagement (j'ai déjà donné !) vers une résidence senior. Vu qu'ils sont sur la pente descendante, j'dis banco ! Excellente nouvelle, qui m'enlève une épine du pied ayant moi-même un grand projet en tête qui me met en joie et dont je voulais vous parler il y a peu. Malgré que je fasse, depuis toujours, plus jeune que mon âge, mes os se font vieux ... J'ai depuis quelques temps des problèmes de santé récurrents qui me mène en urgence, les dimanche de préférence, chez un véto qui est encore moins mon ami que celui que j'enrichis avec une régularité de métronome et qui me le rend bien. Voilà pourquoi j'ai opté pour un départ, certes précipité, pour une contrée dont je rêvais et où grand nombre de mes confrères me sollicitent en me vantant tous les avantages à venir y crêcher.

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Bon, c'est pas le tout, mais je suis attendu de pied ferme, par une sacré bande de potes qui aiment beaucoup mes histoires. Je fais mon bagage, j'emmène mes odeurs préférées, mes joies et plaisirs, mes souvenirs et deux ou trois photos de mes vieux et tchao-bye. Maintenant que je les ai éduqués, sociabilisés ils peuvent se dépatouiller tout seul, je vais pouvoir m'offrir une seconde vie. Cerise sur le gâteau et argument de choix pour faire passer la pillule à mes vieux, qui ont du mal à me lâcher : je peux laisser ici-bas, à qui n'en veut, ce satanaé crabe qui s'est installé à l'insu de mon plein gré, un peu partout et m'a tenu tête. C'est bien le seul ! moi qui n'ai jamais courbé l'échine.

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Bon ça vient, j'suis attendu moi ! Je commence à me faire des cheveux blancs à force d'attendre, tous les arguments sont bons pour me retenir, un ptit gâteau, un bisou, un re-bisou qui claque, j'comprends tout ce que vous ne me dites pas mais faut m'laisser partir maintenant....Ha ! J'oubliais mes chers amis, si je vous manque trop, n'oubliez pas, le tombeau des morts est dans le coeur des vivants, un ptit clic sur mon blog et on se refait une balade...

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"Ne reste pas là à pleurer devant ma tombe
Je n'y suis pas, je n'y dors pas...
Je suis le vent qui souffle dans les arbres
Je suis le scintillement du diamant sur la neige

Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr
Je suis la douce pluie d'automne...
Quand tu t'éveilles dans le calme du matin
Je suis l'envol de ces oiseaux silencieux

Qui tournoient dans le ciel...
Alors ne reste pas là
A te lamenter devant ma tombe
Je n'y suis pas, je ne suis pas mort !

Pourquoi serais-je hors de ta vie simplement
Parce que je suis hors de ta vue ?
La mort tu sais, ce n'est rien du tout.
Je suis juste passé de l'autre côté.

 

Mary Elizabeth Frye

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18 décembre 2021

"Moi lorsque je n'ai rien à dire je veux qu'on le sache et pis c'est tout !"

 

"les souvenirs sont doux à qui les raconte, chiants à qui les écoute"

 

Il parait que c'est souvent le cas, ça me pose un cas de conscience ! Avec le temps, je suis devenu partisan du moindre effort, c'est donc ma paresse qui a décidé pour moi. Je vous laisse les photos, j'y mets deux trois légendes et hop ! vous prenez l'air au Tirol. D'un versant à l'autre, que vous preniez le départ de Kufstein ou de scheffau aux abords du lac Hintersteiner, vous passerez automatiquement par Walleralm et Kaindlhütte.

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Juste un ptit mot, faites une halte, histoire de prendre un surplus de protéines, énergie nécessaire pour tenir la distance ! Quelqu'un a placé un banc juste à côté de la barrière, que ce soit pour vous changer parce qu'il pleut à verse ou pour vous désaltérer parce qu'il fait chaud, ce n'est pas le lieu ni le moment...Bruno, n'est jamais trés loin, j'dis ça, j'dis rien ! 

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« Si on dit trop de mots, on les use, on les gaspille. »

07 décembre 2021

"Ne pleure pas parce que c'est fini, il vaut mieux sourire parce que c'est arrivé"

             

""Le temps qui fuit est sans retour, profite de chaque heure et de chaque jour"

En ce moment, je tire ma flemme, péniblement. Dans ma petite tête de teckel, j'évoque mes souvenirs, tout en planifiant moult projets pour 2022, dont un que je caresse depuis peu. J'espère que mes vieux me fileront un coup de main pour le faire aboutir, nous en reparlerons en temps voulu. Mais pour l'heure, pendant que je repose mes vieux os et mes boyaux fatigués, je vous emmène faire une balade. La Zillertal nous est cher, plus encore à mon pote. Une vie ne suffirait pas à explorer la belle contrée du Tirol et ses merveilles. Nos belles vacances tous les ans, encore moins ! Voilà pourquoi nous avons réduit notre secteur de balades qui est déjà bien vaste. Pour cette dernière virée dans la vallée de la Zillertal, la vieille a fait fort, il faut bien le reconnaître. Tout était réuni pour nous enchanter...

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En route pour l'idyllique Schwarzachtal, une vallée latérale sur la route de Gerlos qui peut vous mener jusqu'aux chutes d'eau de Krimml. Cette fois ce sera dilettante, avec une montée tout en douceur qui ne vous traumatise pas les rotules et vous donne le temps de fixer autre chose que vos pieds. Mon pote en rêvait, la vieille l'a fait ! Le long du chemin, je découvre, ici et là, des panneaux instructifs sur le monde animalier qui foisonne dans le secteur. Une sorte de menu à la carte, fort appétissant et ça, c'est pour Môa !

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Si je voulais pinailler, je ferais un tout petit reproche : "qui c'est-t-y qui a invité l'astre brûlant ?" La vieille m'a expliqué qu'elle n'avait pas encore tout pouvoir, mais qu'un ruisseau impétueux suivrait en permanence notre chemin pour atténuer les coups de chaleur. Dans cette vallée, ainsi que les cinq autres environnantes, se trouve un total de 64 alpages qui sont encore gérés de manière traditionnelle. Le Schwarzachtal a une superficie totale de 1 500 hectares, dont 580 qui sont des pâturages communaux cultivés par 8 agriculteurs avec un total d'environ 150 vaches. Chaque agriculteur possède plus ou moins 3 hectares de propriété avec les bâtiments annexes, dont certains datent du XVIe siècle, ce qui fait de cette vallée quelque chose de spécial. Je rajouterais une mention particulière, pour le lait d'alpage de haute qualité, récupéré quotidiennement pour la fabrication de mets de choix, certifiés par moi, fin connaisseur !

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La vallée Zillertal a 52 km de long et une frontière commune avec le sud Tyrol et l'État fédéral de Salzbourg à l'est. Elle compte environ 39 000 habitants répartis dans 25 communes des Alpes centrales du Tirol. Je ne vais pas vous gaver plus longtemps d'infos dont vous n'avez que faire et vous laisse contempler ce petit coin de paradis...

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Soudain au détour du chemin, je crois entendre de la musique et des chants. Mon pote aussi tend l'oreille au fur et à mesure de notre progression. La vieille prend des airs de comploteur et se fend d'un sourire satisfait. Une fête se déroule quelque part et la cheffe nous propose de nous y arrêter. L'accueillant refuge alpin date de 1703. Restauré puis ouvert en 1975, il sert à ses hôtes une cuisine rustique avec des produits du terroir, accompagnés d'un schnaps fait maison ! Cerise sur le gâteau, on y joue de la musique tous les dimanches. Il parait que des groupes bien connus du Zillertal et Tirol viennent y pousser la chansonnette dans une bonne ambiance festive à partir du mois de Juillet. Trop en avance, nous avons quand même bénéficié d'un tour de chauffe, une petite mise en joie offert par Hans, le propriétaire de l'établissement, tout en dégustant un bon repas. C'est une destination prisée pour petits et grands, quelque soit les conditions météorologiques. Pour l'heure pas besoin de feu dans la cheminée, la grande terrasse ensoleillée avec son magnifique panorama sur les montagnes promet des heures de détente loin du stress quotidien. De plus, une aire de jeux conçue pour les enfants, les attend en plein air.

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Cette étape, dignement arrosée par mes vieux, m'a permis de profiter de façon inhabituelle et fort généreuse, au partage de leurs aliments "solides". Un groupe de randonneurs du cru, venu se désaltérer, s'est alors installé à une grande table, en plein soleil. Un petit verre de schnaps en main pour battre la mesure contre leur chope de bière tout aussi bien remplie, ils entonnent des tyroliennes qui vous assoiffent le gosier, accompagnant Hans et son accordéon. Ces tournées magistrales et enthousiastes ont laissé la vieille admirative et béate, tout autant que mon pote. Finalement, alors que nous en étions au café, la troupe divertissante, copieusement désaltérée, s'est levée comme un seul homme. Sous nos yeux stupéfaits, les coeurs vaillants ont repris la route vers d'autres hauteurs, droits dans leur godillot de marche sans même dévier ! 

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De notre côté, nous avons repris le chemin du retour, tranquillement ou presque ! Coïncidence étrange, ma studette déjà rafistolée une ou deux fois pendant les vacances avec les moyens du bord, a décidé pour ce dernier jour de vacances et d'adieu à la Zillertal, de rendre l'âme. Mon plancher s'était décousu, de quoi y faire passer une patte au travers...La vieille n'a pas manqué de faire remarquer qu'il était temps de rentrer se mettre à la diète, suivez mon regard dit-elle d'un oeil appuyé sur votre Charly, comme de bien entendu ! De mon côté, je suis bien obligé de constater que, lorsque les deux pattes boivent, les quatres pattes trinquent, la preuve, je me suis retrouvé à l'eau plus souvent qu'à mon tour...

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"Le divertissement est le meilleur régime contre le poids de l'existence"

 

26 novembre 2021

"Mon Dieu que votre volonté soit "fête" !"

 

"Le soir tombe...il tombe bien d'ailleurs et juste à pic pour remplacer le jour qui, s'était visible, ne passerait pas la nuit..."

Mon Dieu, tout le temps que j'avais devant moi est passé derrière ! Alors ne perdons pas une minute de plus, en route pour un petit coin de paradis que la vieille affectionne et qui l'empêche de rester fidèle au Tirol. Lofer est une commune du land de Salzbourg. Cette balade sera la troisième dans ce secteur. Pendant que je me balance dans les airs, je contemple un charmant petit lac au coeur d'un écrin de verdure. Malgré tous les bancs qui l'entourent et sont autant d'invitations à la contemplation, nous n'y ferons pas halte. La vieille nous a choisi un nouvel itinéraire, jalonné de cascades à travers la forêt. Elle a comme d'habitude, bon nombre d'arguments pour vendre son projet et ne se gène pas de m'utiliser pour arriver à ses fins. "le pôve Titi ne tiendra pas toutes les vacances avec cette chaleur infernale et je n'ai pas trouvé mieux, compte tenu de son handicap". Une fois de plus aucun scrupule, rien ne l'arrête ! À mon avis, avec ce cagnard, tout doit être asséché...

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Evidemment, il a fallu crapahuter, prendre de la hauteur, même les vaches (les vraies !) n'étaient pas au rendez-vous. Toujours rien, pas un glou-glou ! Finalement mon pote et moi avons opté pour un banc à l'ombre pour faire une pause, pendant que la cheffe courait les papillons, le regard extatique et gourmand devant son parterre de fleurs. On venait de se faire avoir une fois de plus ! Son retour volubile nous a tiré avec rudesse de notre somnolence. À nouveau harnaché, on a entrepris...la descente ! Mon pote et moi hésitons entre la rebellion ou la moquerie, tandis que la vieille, sentant la chance tourner, prend ses distances avec nous autres.

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Alors que nous étions sur le point de régler nos comptes avec la vieille, un glou glou insistant nous a coupé le sifflet. Deux ou trois virages plus loin nous étions sur le pont pour suivre un joli petit ruisseau qui déjà s'échappait. Il cavalcade sur les rochers apportant sa fraicheur tant espéré et donne une touche poétique à la balade. Il se niche dans tous les recoins, rebondit, s'éparpille pour mieux se retrouver dans des cuvettes creusées à même la roche. Malgré cette invitation à la baignade, mon pote et moi, y avons renoncé. La vieille a saisi l'opportunité de ce pédiluve pour y faire dégonfler ses pieds dans l'eau fraîche.

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La patronne nous a promis que cette balade au Lofer serait la dernière, puisqu'elle était la seule à la trouver à son goût. Sur le chemin du retour, pour fêter cette bonne nouvelle, mon pote a fait une halte pour sonner les cloches...Inquiet, je fais le guet, du haut de ma Charlymobile, au cas où quelques laitières vachardes peinées de ne trouver que des cloches abandonnées, ne veuillent nous faire la peau en représailles. Bien vite, je suis distrait par un fumet à damner un saint, Bernard ou autres. Mon pote, la conscience en éveil aprés son concert improvisé, déclare qu'il mangerait bien un morceau, pas un piquenique, quelque chose de réjouissant, de gourmand, de.... La vieille lui répond du tac au tac, à sa grande surprise, mais pas à la mienne, qu'il y a une hütte prés de la station du téléphérique qui devrait faire son bonheur et forcément le mien. On va encore se faire avoir ! Aprés notre repas on aura droit à l'argument imparable, qu'il vaudrait mieux descendre à pinces pour écluser notre excédent de calories. M'en fous, j'suis dans ma studette et n'en sortirais que pour becqueter.

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Cerise sur le gâteau, il en faut toujours, sinon la gourmandise n'en est pas une. Cerise sur le gâteau disais-je, nous avons eu pendant notre dégustation, un petit spectacle rigolo, dont nous n'étions pas, cette fois, les acteurs. Un couple installé sur un banc juste en face de notre auberge, était sur le point de se régaler d'un piquenique. Une vache dissidente, s'était désolidarisée de son troupeau pour observer le manège des deux mortels. Une fois les morfalous bien installés, elle a décidé de les éjecter de son pré carré, manu militari. Sitôt fait, elle est repartie, abattant quelques mouches dans la foulée, à la recherche d'autres expulsions distrayantes. Aprés ce festin de roi, la rentrée à pied s'est fait assez rapidement, tout en descente bien sûr et encouragée à l'occasion, par quelques pansues en mal de contact humain. De retour à la pension Noëlla, mes vieux ont remis le couvert dans la soirée, sans moi qui dormait du sommeil du juste. Aprés un soi-disant "petit" barbecue en terrasse, ils m'ont invité à faire ma dernière promenade hygiènique. A notre retour, nous nous sommes installés à la fraîche pour prendre un schnaps, indispensable à une bonne digestion et un sommeil réparateur. Et c'est à ce moment là que j'ai compris que je m'étais fait avoir !

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 "À l'eau de là, je préfère le vin d'ici"

 

 

 


14 novembre 2021

"Si j'aurais su, j'aurais pas venu"

 

"Un chien a quatre pattes mais il ne peut prendre qu'un seul chemin !"

                                                                                                                 Je vous propose de faire un interlude, où je remplaçerais le petit train rébus que certains d'entre vous ont vu passer bien souvent dans les années 60 ! Ce jour là, nous étions devenus le point de mire de toutes les ruminantes du coin qui s'ennuyaient ferme. Pas même un ptit coin pour soulager mon intimité. Cette balade, variante sur les hauteurs du walchsee, fut ponctuée de passages difficiles d'accés. Des taureaux, bien décidés à nous faire prendre racine ou pire, s'amusaient à partir puis à revenir, sans jamais nous laisser le champ libre. Je pensais au final, retirer de ce jeu de cache-cache, un retour "qui perd-gagne" avec mes copines pansues. Que nenni !

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Je ne vais pas en faire toute une histoire, mais cette balade ne fut pas de mon goût ! Les vaches ont gardé leur lait, je suis resté sur ma faim, il n'y a que mes vieux qui se sont bidonnés allez savoir pourqoi !

"Ce qui arrive en fin de compte, ce n'est pas l'inévitable mais l'imprévisible"

30 octobre 2021

"Mieux vaut rester ignorant de certaines choses, trop savoir est source de tracas"

 

"C'est un air détaché
Pour chanter le fil enchanté,
Qui, malgré nos airs fâchés,
Dit : "Tâchez de vivre attaché,
Les coeurs des coeurs approchés,
Accrochés par un fil caché....ne pas le lâcher
Le joli fil entre nos coeurs passé,
...Le fil de nos sentiments enlacés,
le fil qui nous lie, nous relie...."

 

Mes amis, Souchon murmure à mes oreilles pendant que je prends mes quartiers d'hiver. Je n'ai même pas une minute à moi et il me faut déjà changer d'heure. Ça ne m'étonnerait pas, qu'elle m'ait gagné de vitesse pour grignoter un peu de mon temps. Faisons table rase de mes derniers avatars, soyez rassurés, je me porte comme un charme. Toutefois, depuis mes dernières mésaventures j'ai quelque peine à me reconnaître. Je ne peux plus me passer de la vieille, j'en suis addict, beurck ! Pourvu que ce ne soit pas une grave maladie, parce que j'en ai marre de me faire piquer à tout bout de champ. Tout les matins j'attends son réveil avec impatience, mon temps est consacré à la suivre partout, pas à pas avec constance. Quand elle me ferme la porte au nez, je me poste devant, comme un couillon et me momifie jusqu'à ce qu'elle réapparaisse. Les heures passent, "rapassent", sans que je puisse récupérer mon quota de sommeil. De plus, figurez vous que je ne peux même plus dormir sans la vieille à mes côtés. Me voilà réduit à mener une vie de Border collie, moi qui aspire à la vie placide d'un Mastiff. Etrangemment mon moral remontait en flêche ces derniers jours jusqu'à ce que la vieille porte à mon attention, mon comportement pour le moins curieux :" T'es amoureux de ta maman Charly ?"

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Non mais des fois, même pas en rêve ! Je suis déjà esclave de mon estomac, fervent admirateur de deux êtres d'exception, Môa et mon pote, alors faut pas pousser. Que la vieille ne se berce pas d'illusions et qu'elle aille voir ailleurs, enfin pas tout de suite parce que c'est bientôt l'heure de ma sieste. Je suis maintenant connu et reconnu, j'oserais même dire, "réclamé" par le plus grand nombre... de mes groupies à qui je réserve mes confidences en exclusivité : "Je suis bel et bien amoureux". J'entends déjà vos questions "de qui ? Depuis quand ? Où ?... Je ne vous fais pas languir plus longtemps. Pour préserver, ma tranquillité et ma liberté qui m'est chère, j'ai décidé de m'enticher de quelqu'une une fois pour toutes, avec persévérance, abnégation et fidélité. Sans grand espoir de trouver mon alter ego, j'ai quand même longuement cherché et attendu mon tour sur un site de rencontre que vous connaissez peut-être "Teckelissimo". Puis las, presque heureux d'y renoncer, ça m'est tombé dessus sans crier gare et depuis j'en pince grave pour mon âme soeur. Elle et moi cheminons dans la vie en parallèle, nous avons les mêmes aspirations certes...mais une vie déjà bien remplie chacun de notre côté. Je ne connais pas les défauts dont elle pourrait éventuellement être pourvue, mais peu m'importe, Je l'ai paré de toutes mes qualités. C'est vous dire que ma Juliette a du chien, elle et moi, c'est à la vie à la mort et pis c'est tout! La distance a rapproché nos deux coeurs et c'est ce qui fait la force de notre union libre. Une rengaine insidieuse d'un Christophe, parasite mes propos et veut me voler la vedette, un envieux à n'en pas douter "Mais c'est pas pour autant qu'il faut qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne avec une flèche qui nous illusionne...." Dificile de faire son buzz en ces temps de multitude....

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Les amis ne râlez pas, j'ai quelquefois du mal à suivre le fil de mes pensées qui se bousculent tous azimuts. Mon fil d'ariane m'échappe bien souvent et je m'égare... Revenons donc à mon problème d'addiction. J'ai choisi une méthode douce pour me désolidariser d'avec la vieille, en progressant virtuellement dans un premier temps. Pas question de rompre le lien qui nous unit, juste lui donner un peu plus d'élasticité. Voilà pourquoi je partage avec vous, cette balade touristique au Tirol, où je me ferais transparent le plus souvent possible. Il me faut procéder avec précaution et ne pas pousser le bouchon un peu trop loin, sinon je basculerais de l'addiction à la phobie de la vieille. Ce qui me mettrait dans l'obligation de prendre mes cliques et mes claques et m'installer chez Juliette, j'ai bien peur qu'alors, notre amour n'y survive pas. Je vous laisse prendre le pas de la cheffe, la balade est sans risque, quoique le démarrage a été laborieux. Les chaussures montantes de notre leader sont équipées de crochets qui se sont pris dans la boucle du lacet de l'autre chaussure, la stoppant net dans son élan pour l'étaler de tout son long. Nous nous sommes retouvés nez à nez, avant même que je ne mette mon projet à exécution ! Est-ce un signe ? Sommes nous destinés à rester à jamais attachés, la question reste posée...

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C'était bien la peine de me retirer en moi-même pour épuiser tous mes chagrins, aprés mes ennuis de santé, pour finalement me retrouver avec ma dernière contrariété qui me colle encore à la peau, au point qu'elle se vautre sous mes yeux. Bon, maintenant qu'elle a remis un pied devant l'autre, je vous laisse reprendre la route. Je serais votre voix off pendant cette visite touristique jusqu'à votre arrivée à la frontière entre L'Autriche et l'Allemagne. Restez groupir suivez le fil conducteur et ne vous inquiétez de rien. Mon pote fermera la marche avec moi pour ange gardien. N'ayant pas encore le don d'invisibilité pour me taper la visite à pinces, j'ai regagné ma cellule pour me mettre à l'abri de ma dépendance.

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Je vous résume la petite visite et vous guide : Mettez 3 euros dans la tirelire jaune, pour vous garer à la journée. Pas de gardien dans la guérite, prenez votre ticket vert laissez le bien en vue sous votre parebrise et allons-y. Notre but, un lieu de pélerinage datant des années 1700 à l'église de Maria Klobenstein au nord de Kössen. Tiroliens et Bavarois s'y retrouvent en prenant chacun leur route. La nôtre est un ancien chemin de contrebandiers. Nous accéderons par un pont suspendu, aux deux chapelles reliées entre elles. Dans la plus petite, se trouve la "Vierge Noire" sur l'autel. L'eau de source qui coule dans un petit puit est considérée comme sacrée et miraculeuse, notamment pour les problèmes oculaires. Le Klobenstein est une pierre de 10 mètres de haut, fendue en son milieu. Selon la légende, une femme aurait été surprise par une coulée de boue et de pierre, désespérée, elle a imploré le secours de Marie et le rocher nommé Klobenstein s'est divisé en deux parties lui permettant d'échapper à une mort certaine. A quelques mètres en contrebas de ce lieu de pèlerinage, dans l'ancien ermitage, se trouve une auberge rustique avec un jardin très original. J'ai pris les devants et vous y attends, dépêchez-vous, j'ai faim !!

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 " Il y a toujours le temps entre moi et ce que je veux, par moment j'ai envie de le tuer"

 

 

02 octobre 2021

"Est-il encore debout le chêne ou le sapin de mon cercueil ?....🎵🎶

....🎵🎶

S'il faut aller au cimetière,
J'prendrai le chemin le plus long,
J'ferai la tombe buissonnière,
J'quitterai la vie à reculons..."

 

Ça fait un bail que je ne lui ai plus rendu visite, moi qui avais coutume de l'arroser quotidiennement, aujourd'hui je pense à lui, allongé sous le bureau de la vieille. Bon nombre d'entre vous se sont absentés et je n'avais plus d'oreilles pour m'épancher. Causer dans le vide, surtout quand il s'agit de mes grandes joies et petites contrariétés, trés peu pour moi, il me faut un public aimant, compatissant, bienveillant, bref, je vous ai attendu ! Je ne vous cache rien, même pas mon âge, puisqu'il me va bien au teint, mais 14 au compteur, ça commence à fatiguer sérieux. Je m'économise, me contentant de deux sorties hygièniques, forcément mon chêne en fait les frais. Deux tours de pâtés de maisons suffisent largement pour relever mes sms de cabots vieillissants et surtout radoteurs, dont deux vintages qui sont à demeure chez moi et me les brisent menues. Je ne suis plus en odeur de sainteté dans ma maison, la vieille m'a reproché de lui avoir filé une tique "variant Lyme". Elle n'avait qu'à se faire "vacciner" chez le véto comme moi et pis c'est tout ! Du coup, elle a été sanctioné de 14 jours d'antibiotique, non compatible avec le soleil. Par solidarité, on a trés peu mis le nez dehors, avouez qu'elle a de la chance !

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Pour tromper mon ennui, je me suis concentré sur mon ventre toujours en demande et qu'il me faut nourrir en permanence. J'ai patrouillé dans l'appartement ouvrant toutes les portes d'un coup de museau. Mon pote, inquiet de me voir errer l'âme en peine, m'a refilé un os, pas un vrai, un chimique qui nettoie bien les dents, mais pas que... Aussitôt, les ptits cris d'alerte qui font "tititu-tituti" à longueur de temps dans mon bidon, associés à des "glouglouglou" à force de boire encore et encore, ont enfin cessé. Suis tout de même un peu chiffon, je tourne et me retourne, grognant, ronchonnant sans trouver de réconfort. Encore moins du côté de la vieille, qui s'est exclamée, agacée " On ne s'entend plus parler avec toi !". Il est clair que j'ai une contrariété qui me pèse sur l'estomac ou alors c'est la fin des haricots....Je vais vous conter une de nos balades à Steinplatte au Tyrol, ça me changera les idées.

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Deux ans que la patronne mijotait de nous fourguer cette rando dans les pattes. Elle a de la suite dans les idées, ça me rappelle vaguement quelqu'un...enfin bon, c'est pas le sujet ! Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Comme d'habitude, il est question de monts et merveilles, mais son baratin se résume à deux heures aller, deux heures retour, en marchant bien... Est ce que la photographie est compatible avec le "marcher bien" ? Est ce que c'est lié à un bon repas ? Il faut se poser les bonnes questions avant de mettre un pied devant l'autre. Elle-même se plaint d'avoir eu un fainéant (votre serviteur !) sur le dos, ces cinq dernières années, ce qui l'a vieillie prématurément. De son côté, mon pote rechigne à avancer avec pour seul horizon, le sol qu'il foule prudemment et aspire à marcher la tête haute, l'esprit ailleurs. Je me demande pourquoi on prend le départ ?! La vieille sent que sa promenade de santé lui échappe et relance le débat : "Il suffit de lever ses pieds" et mon pote de lui clore le bec et le débat : "Il suffit de prendre un jeune au lieu d'un vieux". Et c'est ainsi que nous sommes partis du mauvais pied. Pourtant il y en avait pour tous les goûts, la route gravillonnée croisait en alternance un chemin plus naturel, offrant à chacun d'entre nous de quoi être conquis. J'ai de suite profité de leur mise au point pour me délester d'un "excédent de bagages" il faut toujours voyager léger. Puis j'ai jeté un bref coup d'oeil derrière moi pour contempler la plate-forme rocheuse du Triassic Park, cernée de noirceurs. Comble de malchance, le soleil s'offre la même balade que nous et ne va pas nous lâcher. Avouez que je n'ai pas de chance !

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Les amis ça se complique, il se pourrait que je vous quitte sans crier gare, pendant notre balade ! J'ai du monde qui se bouscule au portillon. On est jamais trahi que par les siens, mon estomac plein d'ingratitude se rebelle. Je baille à me décrocher la machoire tout en m'extirpant de dessous le bureau "Comment peut-on être aussi beau et avoir une haleine de chacal!". La vieille qui bavasse devant son ordi ne loupe jamais l'occasion d'apporter son soutien. Mon ventre ne choisit pas le moment, ni l'heure pour me mettre en péril, même si je suis tenté de penser qu'il fait comme la vieille, de son mieux pour me pourrir la vie. Je suis au bout de ma life et inquiet de me faire tacler à nouveau par la cheffe. Ne restez pas là, le spectacle n'est pas ragoutant. Et voilà ! J'ai répandu en toute discrétion les fruits de mon tourment un peu partout sur mes coussins et paniers quand c'était possible... Vous me voyez, gisant comme un phoque échoué sur la banquise, vidé, sans même la force d'expliquer à la vieille que je me meurs. L'heure est grave, mon pote, venu se prendre une pomme à croquer avant de se mettre aux plumes, a découvert toute l'horreur de la situation.

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Samedi soir sur notre bonne vieille terre et déjà la nuit vient m'envelopper d'un sombre linceul, pendant que je suis l'objet de toutes les suppositions. Même celle qui suggère que je me plais à tomber malade au mauvais moment, rien ne me sera épargné ! Il est clair que mon pote m'aime trop et la vieille pas assez. Les faits parlent d'eux-mêmes, mon fidèle allié n'est pas loin de me rejoindre dans la mort, tant il angoisse à l'idée que je le quitte. Il est seul pour me sauver la mise, faisant la navette entre "ma" boite à pharmacie et internet pour trouver un véto de garde. La vieille qui a manqué la suite et fin d'un épisode tant attendu a remis les pendules à l'heure. "Pays de sauvage qui n'a qu'un seul véto de garde au trou du cul du monde, qui coûte une blinde et ne fera rien de plus que nous ...." Vous voyez l'genre, pour un peu, j'me sentais presque guéri ! Elle a le don pour calmer le jeu, d'aprés elle, on y verra plus clair demain, avec tous les médocs que je viens de prendre, y a pas péril en la demeure. Mon pote, la rate au court-bouillon, a été "gentiment" invité à passer une bonne nuit. "T'inquiétes pas" lui dit-elle, "je m'occupe du crapaud !"La vieille noctambule m'a gardé à ses pieds jusqu'à son heure de coucher et je n'ai pas levé un sourcil. De toute façon, j'avais rendu toutes mes réserves. Une serpillère envahissante a suivi et effacé toutes mes traces et continue de m'espionner à quelques pas de là. J'espère pouvoir passer la nuit et vous retrouver à mon réveil. Mais pour l'heure je vous souhaite la bonne nuit et vous fais mes adieux au cas où...

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Je suis revenu à la vie, à l'aube naissante, attendu comme le messie. Vous êtes tous là surtout mon pote qui s'est réveillé toutes les heures pour écouter à ma porte, s'imaginant trouver mon petit corps sans vie au petit matin. De son côté, la vieille a passé une excellente nuit et qui sait, peut-être un peu déçue de me trouver sur mes 4 pattes.. C'était si réconfortant d'être revenu d'entre les morts, que j'ai donné la patte en signe de remerciement. Erreur à ne pas faire ! Vous donnez la patte et on vous prend tout le reste. J'étais venu prendre ma cuillère de miel, indispensable à ma convalescence et nada. Ça m'a tellement écoeuré que je me suis mis au régime tout seul et bizarrement j'en étais satisfait. J'ai snobé ma place à table, ma gamelle, mon fauteuil à la télé, pour squatter le seul endroit peinard, sous le bureau de ma mère, à condition bien sûr qu'elle y soit. Je n'ai pas manqué de l'y ramener dés qu'elle quittait son poste. Je suis encore trop faiblard pour reprendre notre balade si désastreusement interrompue, mais je ne vous oublie pas. Restez encore un peu prés de moi, votre présence m'est réconfortante, car je suis encore entre la vie et la mort...La preuve j'ai même refusé les "bolo" de mon pote, c'est vous dire ! Mes envies ont soudainement variées, je suis pris d'une soif intarrissable et donc d'un besoin urgent et inhabituel de prendre l'air. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, impossible de me faire comprendre. Dès que je me pointe, on me presse de questions, en me tatant ici ou là. Non ! surtout pas sur le ventre par pitié. Mes vieux se noient dans un verre d'eau et si ça continue ce ne sera pas une vue de l'esprit. Certes la compréhension du teckel n'est pas chose innée "vas te coucher mon titi tu guériras plus vite". Bon les amis, si vous avez une bonne idée, c'est le moment je suis preneur ! Trop tard, pressé par la nécessité et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé de me soulager ailleurs que dans le bureau et la cuisine. En glissant mon museau dans la chambre de mes vieux, j'ai sans hésitation, bifurqué du côté de la vieille. Mon pote n'aurait pas aimé que ses chaussons "soyent" mouillés. Je lui devais bien cette marque de reconnaissance pour m'avoir soigné lorsque j'étais à l'article de la mort. J'ai uriné à faire crever de jalousie un buveur de bière, au point de patauger et d'avoir mes pattes trempées. Forcément, à un moment donné, je me suis fait repéré. Avouez que je n'ai pas chance !

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Catastrophé par ce nouvel épisode qui confirme mon déclin, mon pote, sans aucun reproche, m'a emmené faire une sortie... pipi. Lui et moi avons atteint un niveau de connivence qui dépasse l'entendement, il ne me parle plus que par signe. Il me croit sourd et je le soupçonne d'être muet. A moins que nous soyons tous deux sourds et muets. En rentrant, j'ai été pris de nausée, à cause de l'odeur nauséabonde de javel dans tout l'appartement, ouvert au quatre vents. Moi qui ai horreur des courants d'air, j'étais servi. Comble d'infortune, le "tambour" avait englouti tous mes paniers et serviettes et tournait, tournait tournait à me donner le vertige. Mon calvaire ne fait que commencer... A partir de maintenant, a dit la vieille, ce sera 4 sorties hygièniques, minimum et obligatoires. Je suis persécuté par une surveillance de tous les instants et mon véto veut me voir, soit dit entre nous, ça ne pique pas ma curiosité ! Curieusement, mon appétit m'est revenu juste avant ma visite chez le docteur. Malgré tout, la vieille m'a déposé chez lui, où elle persiste à placer son argent sans que ça ne lui rapporte un sou, il m'a piqué deux fois, pour plus de sureté. Pourtant j'ai eu la certitude que ma fin n'était pas encore venue, car mon chêne au pied duquel je déposais mon obole, l'arrosant consciencieusement, jour aprés jour à chacune de mes sorties a disparu ! Voilà t'y pas qu'on me l'a abattu, allez savoir pourquoi... Evidemment sans mon cercueil, mon départ est remis à plus tard et la vieille va devoir me supporter quelques années de plus. Je trouve l'idée bien réjouissante, pas vous ?

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Je ne veux pas non plus vous laisser sur votre faim. Quelques précisions pour calmer votre curiosité. Nous n'avons pas finaliser le parcours planifié par la vieille, car comme moi, mon pote a des faiblesses, un genou qui ne choisit pas le moment, ni l'heure pour se rappeler douloureusement à lui et mettre en péril l'harmonie qui règne au sein de notre trio, même si je suis tenté de penser qu'il (le genou, bien sûr !) a fait de son mieux pour pourrir les projets la vieille... Malgré tout, mon pote et moi, on n'en fait pas toute une histoire. La vieille n'a pas manqué de se venger en nous contant les délices que nous avons manqué au refuge Straubinger Haus, notre but final : un kaiserschmarren d'exception. Sur le retour, on a fait une halte au téléphérique pour rendre visite aux congénères de la vieille, les dinosaures, histoire de se consoler.

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"....Je suis d'la mauvaise herbe,
Braves gens, braves gens,
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbe...
La mort faucha les autres,
Braves gens, braves gens,
Et me fit grâce à moi,
C'est immoral et c'est comm' ça!
La la la la la la la la
La la la la la la la la...."

26 août 2021

"Point trop n'en faut !"

 

"Le temps perdu, c'est le temps pendant lequel on est à la merci des autres"

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Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors, apparemment il n'y a que moi qui soit au courant !

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et quelques SDF....

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Et nous voilà repartis pour une grimpette sous un brouillard sournois qui me glace l'échine. Les fines gouttelettes de pluie bassinent mon ventre et le font se recroqueviller bien mieux qu'un régime sec. Déjà les chalets et hüttes encore ensommeillés, s'estompent en contrebas et me voilà inquiet quand à notre survie.

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L'endroit semble désert, à part quelques grenouilles qui coassent et malgré le tapis rouge sang déroulé sur mon chemin, je ne suis pas rassuré !

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Puis enfin le sommet avec un beau lac "rouge" dont on a vite fait le tour. Un coup d'oeil dans le lointain vers l'autre versant, rien de notable à part notre compagnon de voyage ombreux et son long cortège d'humidité. Toujours pas l'ombre d'un refuge, ni même une effluve réconfortante. J'en ai ma claque et fais du mimétisme avec ce paysage, je vois rouge !

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Mon pote se tourne vers moi et dit : "Bon, on en a fait le tour, rentrons chercher un peu de gaiété" Il m'épate ! il m'épate ! Il a toujours le mot de la "faim" qui me met en joie. On est revenu sur nos pas, tandis que la vieille bougonnait un peu vexée, soi-disant qu'elle se donnait beaucoup de mal pour nous concocter des balades époustouflantes et que nous étions de plus en plus difficiles à satisfaire....Franchement ça cassait pas des briques, sauf sur la fin !

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"Quand on ne sait pas où l'on va, il faut y aller ... et le plus vite possible"

 

 

 

18 juillet 2021

"Les chances qui se perdent sont les plus grandes malchances"

 

Je ne critique jamais,je diagnostique! 

Je suis reviendu et autant vous dire, mes amis, que ça démarre fort ! J'en ai des choses à vous conter, bien que la vieille dise que ce n'est pas avec un fainéant comme moi, dont on voit à peine le bout de la truffe, qu'elle va enthousiasmer les foules sur mon blog. Je ne suis pas adepte du changement et me suis trouvé fort contrarié lorsqu'en m'installant dans ma Charlymobile puis soulevé et porté à bonne hauteur, j'ai aperçu derrière moi la vieille qui cheminait gaiement, détachée de toutes contingences. Je m'étais réjoui à l'idée d'être sur son dos durant mes vacances. Je n'aurais pas hésiter à ronchonner et secouer mon sherpa si elle avait perdu de vue notre essentiel, toujours devant nous avec le ravitaillement. Puis j'ai réfléchi, hé oui ! Mon pote veut me prendre en charge cette année, qu'à cela ne tienne. C'est ainsi que scotché à mon "précieux", d'esclave, je suis enfin devenu maître de ma destinée. Dodelinant à la fenêtre de mon appartmobile, je peux pleinement profiter du spectacle. Plus de tracas, je ne descends que pour mes besoins vitaux ; hygièniques et gastronomiques, goûtant à de vraies vacances de retraité, car je suis, comme j'aime à le dire, sur la pente descendante... uniquement quand ça m'arrange ! Bien souvent, lors de mes balades touristiques, j'ai croisé mes congénères interloqués, encore sous dépendance. Ils me regardaient avec envie, peinant à la tâche derrière leur maître, la langue pendante, leurs yeux à l'affût d'un refuge pour se débarrasser de leur fatigue. Ce n'est pas parce que je me suis élevé grâce à mon intelligence que je vais renier mes origines, je reste solidaire de la cause animale. Je n'ai pas manqué de leur donner matière à réflexion en prêchant la bonne parole : "Ne soyez pas bêtes, faites comme moi, laisssez vos patrons vous montrer le chemin."

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Nous avons traverser les quatre saisons, du grand froid à la canicule, pris de l'altitude et surtout pour mon plus grand bonheur, beaucoup mangé et bu. Même si ce n'est jamais assez pour ma part. J'avais un garde-chiourme collé à mes basques pour me rationner et souvent m'est venu l'irresistible envie de profiter d'une de ses pauses pipi pour l'abandonner à sa seule fréquentation. Je me demande si mon pote en rêvait aussi... Bref, malgré les médisantes réflexions de la vieille, il s'est avéré à notre retour, que j'avais raison, pas un gramme en trop ! Par contre, y'en a qui ont pris cher... Nos efforts trop intenses aprés un si long séjour végétatif at home, ont pesé lourd, particulièrement sur qui vous savez. La vieille a pris dix ans de plus, mais moi j'en ai perdu la moitié. Parmi les 2650 photos encore à trier, bon nombre seront floues, dernier cadeau de son clic-clac Kodak qui a décidé de prendre sa retraite aprés plus de dix ans de bons et loyaux services. Croyez moi sur parole, le flou leur va mieux au teint... Pour nos retrouvailles, j'ai décidé de vous emmener au bord du lac Eibsee, chez mes cousins germains de Germanie où nous avons fait une pause sur le chemin du retour. Un sevrage en douceur pour éviter d'être en manque aprés avoir quitté notre Tirol paradisiaque. Premières photos disponibles et combien reposantes qui n'ont toutefois aucun rapport avec l'histoire que je vais vous raconter...

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Toutes nos tentatives pour ne pas ramener la vieille dans nos bagages ont avorté. Elle y a même mis du sien, sans le vouloir peut-être... Ce jour-là, j'ai bien cru que je touchais au but, mais la chance ne m'a pas souri, à elle, si ! Aprés une promenade de presque trois heures au Löfer, la gâteuse s'est agacée pour dieu sait quoi, elle-même ne s'en souvient plus. Alors que nous étions sur le retour vers la Pension Noëlla, elle a voulu qu'on la débarque au téléphérique de Saint Johann pour monter au Harschbichlalm 1600 mètres. Etrange façon de retrouver sa bonne humeur ! Sa petite remise en forme se fera tout en descente en passant par l'hotel et lieu dit Pointenhof, uniquement ouvert en période de ski, mais directement situé à cinq minutes de notre pension. Grand bien lui fasse ! La vieille n'en fait qu'à sa tête qui perd souvent le nord. Nous avons fait un dépôse-minute pour larguer un bâton, un sac et une vieille et tchao bonsoir. Elle nous a assuré de son retour d'ici une heure et demie, grand max. Mon pote en redémarrant m'a promis un diner en tête à tête... double ration pour moi! Dix minutes plus tard, on était chez nous pour goûter et siester en attendant l'heure du repas. Non mais, on n'est pas des boeufs, deux balades en une journée, faut pas pousser ! Au moment où enfin, nos yeux faisaient cui-cui, le ciel s'est assombri ici et là et le tonnerre s'est mis à gronder au loin. Les absents ont toujours tort. Je me suis blotti contre mon pote, rien que pour moi, bien à l'abri.

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16h15. Pendant ce temps, notre "aventurière" entreprend sa descente, le regard rivé sur le cadran de sa montre, tout en suivant d'un autre oeil l'inquiétant ballet des nimbus de tous horizons, bien installés sur le massif du Wilder Kaiser face à elle. Sûre d'elle car pourvue d'un bagage linguistique mitigé de tout mais de peu, la vieille branche assure ses arrières en demandant quatre à cinq fois son chemin à quelques paysans et autres autochtones. À chaque fois nantie d'explications précises avec l'accent tyrolien et généreusement agrémentées d'une gestuelle, notre "bilingue" a repris son chemin, gros-jean comme devant. Elle perd déjà de sa superbe, mais ne flanche pas. Aprés avoir tourné, viré, remonté, évité les vaches, passé par dessus des barbelés, pris une ou deux décharges électriques dans le feu de l'action, elle a finalement débouché sur une piste où...deux mountains karts ont déboulé à pleine vitesse, manquant de l'envoyer ad patrés. La vieille usée a déclaré forfait. Elle était bel et bien perdue !

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De mon côté, aprés un sommeil réparateur qui m'a donné faim, je me suis mis à rêvasser sur mon balcon finalement épargné par l'orage. Un petit vent accompagne doucement les odeurs de mon futur repas, flattant mon palais de gourmet. Mon pote me rejoint et penchés à la balustrade nous admirons le travail incessant du coq du voisin qui s'égosille mais peine à faire rentrer dans les rangs ses nombreuses poulettes éprises de liberté. Mon compagnon se régale de cette comédie, quand à moi l'envie me tenaille et je me retiens de troubler ce spectacle divertissant en y mettant mon grain de sel. Il l'a été pourtant... par la soudaine apparition de la vieille, sortant d'un véhicule tout terrain, poussièreuse et fière comme "un bar-tabac". Du même coup, j'ai "vu" disparaître ma double ration et une belle poulette qui aurait bien fait mon ordinaire. La trouble-fête nous a saoulé de son histoire au risque de nous gâcher la digestion d'un repas prometteur, en nous filant des frayeurs rétrospectives. C'est à mi-parcours de son objectif, mais à 5 kms complétement à l'ouest...de la pension, que la chance lui a souri, sous les traits d'un charmant tyrolien qui nous l'a ramené. Personne n'en veut ! On a été obligé de la garder. Avouez qu'il y a de quoi regretter qu'elle soit née sous une bonne étoile, comble d'infortune, elle nous a ramené l'orage qui s'est déchainé sous un pluie d'enfer, pendant qu'elle partait prendre sa douche...

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"Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout et les malchanceux à qui tout arrive"