"L'avenir, c'est ce que l'on a devant soi et qui nous botte le cul quand on lui tourne le dos."

 

Je vis une période de désamour depuis de longues semaines et me sens relégué aux oubliettes. Lorsque je m'installe avec difficulté dans mon panier, je lui trouve une odeur de naphtaline, je ne suis plus en odeur de sainteté ! J'avais plein d'histoires à vous conter et toutes mes tentatives de narration sont tombées dans l'oreille d'une sourde. Soudain, alors que je m'étais résigné à sombrer dans l'anonymat, voilà la vieille qui me harcèle, exigeant que sur le champ, je souffle vers elle, l'inspiration qu'elle dédaignait il y a peu. Non mais des fois, je ne suis pas du genre qui accourt au moindre coup de sifflet ! En attendant qu'elle se reprenne en main, je vais la mettre au garde à vous de ce pas ! Il vous faudra être très attentif, lors de cette balade, car je ne pointerai le bout de mon nez que lorsque je le jugerai nécessaire....

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Cette balade au Tirol que je m'en vais vous narrer, reflète bien mon état d'esprit actuel. Un écrivaillon m'a pris en otage pour me voler la vedette, tous les moyens sont bons, quitte à me censurer pendant de longues semaines ! Je voudrais que cette girouette cesse de prendre la parole à tout vent surtout pour ne rien dire... Puisqu'elle y tient, elle aura la rançon de la gloire et pas plus tard que maintenant ! En avant donc pour cette balade au petit bonheur la chance, souhaitant qu'il fasse bien les choses. La vieille a pensé à tout, sauf au téléphérique qui s'avère être un télésiège ! Je goûte longuement le plaisir de survoler mon paradis, les oreilles sous le vent tout en surveillant la mine crispée et brouillée de ma versatile maîtresse. Je glisse lentement vers les hauteurs sans perdre de vue le village de kirchberg qui prend doucement de la distance. Cette petite vengeance improvisée m'a mis du baume au coeur et je me sentais presque disposé au pardon en mettant pied à terre. Sereinement, je me dirige vers la Hütte attenante à notre moyen de transport, sûr de mon bon droit, cette charmante maison porte le doux nom de Gaisberstüberl! Lorsqu'on fait du tourisme, il est judicieux de suivre les autochtones et se plier aux coutumes des lieux que l'on visite : c'est mon point de vue et je le partage. De plus l'altitude ça creuse ! J'ai remarqué qu'un bon nombre d'humains, qui font mon admiration, partent pleins de bonnes intentions sportives, comme nous. Elles se réduisent comme une peau de chagrin lorsque la télécabine s'ouvre sur le champ des possibles ! Ils se prennent à réfléchir, le temps d'une pause photo mensongère aux allures de conquérant des sommets. Finalement satisfaits de cette victoire à bon compte, ils se précipitent pour fêter ça, vers la hütte toute proche, du tout cuit quoi !!

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Ma patronne ne mange pas de ce pain là et j'en suis fort contrarié, je me surprends quelquefois à vouloir changer de crémerie ! Et justement, les places sont chères devant celle-ci ! La vieille, le teint grisâtre, hésitait encore entre rendre ou garder son petit déjeuner. Pendant que certains réfléchissent, d'autres agissent. Notamment les fameux alpinistes chevronnés dont je parlais tout à l'heure, de ceux qui savent mesurer leurs efforts ! Ils m'ont brûlé la politesse pour me souffler la dernière table, lieu où ces stratèges livrent toutes leurs batailles importantes... Mon pote ne s'est même pas arrêté, montrant le chemin, résigné, le dos voûté. J'ai eu toutes les peines du monde a lui emboîter le pas, je sentais au travers du feuillage, un souffle chaud et lourd qui ne présageait rien de bon. Sur un chemin pas bien malin qui prend la poudre d'escampette, je tente de garder le rythme. Allez savoir pourquoi ce sentier s'entête dans cette fuite en avant! Il gène ma progression tout autant que la sienne, en butant sans arrêt sur les racines voraces. Il se dérobe sous mes pattes bien trop souvent et je ne suis pas loin de renoncer, d'autant que mon plus fidèle ami a décidé de se la jouer perso !

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Au détour d'un virage, en plein cagnard, la vieille a posé mes appartements pile poil à ma portée. Alors qu'elle brassait à la recherche d'un bout de papier, la voilà qui s'éloigne un peu dans les bois, tout en m'ordonnant de ne pas bouger. En teckel obéissant, je me suis exécuté et pour être plus confortable, me suis installé chez moi! A son retour, elle n'a pas eu d'autre choix que de fermer ma porte et me hisser à sa hauteur. Dans ma grande mansuétude, j'ai décidé de faire le veilleur, mais que d'un oeil, parce que je suis crevé. Mon sherpa m'assaisonne d'une voix poussive et s'en prend très injustement à mon poids de forme. Elle manque pas d'air ! Il a bon dos le pôve Charly, autant vous dire la vérité toute nue, je suis le "sans dent" de ma maman : je sens un enième régime qui me pend au nez !!

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Il ne fait pas beau vieillir ! Vous allez voir que ma radoteuse va se plaindre de m'avoir sur le dos toute la sainte journée. Qu'est ce que je disais, ses bougonnements ont fini par m'épuiser et j'ai préféré camper mes quatre pattes sur cette bonne vieille terre. Le plus dur était fait de toutes façons ! Devant moi, un autre sentier, plus engageant celui-là, me fait un appel du pied, enlaçant le flanc d'une montagne, puis d'une autre, encore et encore, à perte de vue. Levant la tête, tout en me grattant la couenne, j'évalue un à un les sommets flanqués de leur croix érigées qui me toisent. A pareille arrogance j'ai tourné le dos et rejoint mes compères pour boire un coup. Dédaignant ces trophées, bien trop lourd à porter, je me rends de bonne grâce aux sollicitations du petit chemin qui flâne et fait musette ! Mes yeux ont beaucoup voyagé et avec le temps, ils se voilent, partisans du moindre effort. Ma mémoire me reste encore partiellement fidèle mais dans l'éventualité où elle voudrait me faire défaut, j'enregistre au plus vite, toutes les données nécessaires à mon "bien vivre". Ces infos sont analysées, répertoriées puis condensées sous forme de rituels. J'orchestre alors leurs déroulements selon mon bon vouloir, toujours à bon escient mais de façon récurrente pour être certain de ne rien oublier !! Heureusement il me reste un domaine où je n'ai rien perdu et n'ai aucun rival, c'est mon sens olfactif !

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Des effluves sucrées salées frappent ma truffe de plein fouet, s'ensuit un feu d'artifice dans mon cortex qui me rend fou. Vous allez me dire : "on connaît la chanson, y a une hütte, des gâteaux etc..." Ben justement ! Çà devrait, mais nada ! niente ! walou ! rien qui corresponde aux plaisirs annoncés ! Ce satané soleil a dû griller mes neurones ! Le doute me ronge, je tourne comme un derviche, j'en appelle finalement à mes deux vieux qui m'ignorent. Vaincu et désespéré, je me réfugie prés d'un banc en suivant des yeux mes deux guides qui s'éloignent. Le petit chemin zigzaguant les entraîne loin de moi, jusqu'à les faire disparaître. L'urgence d'une décision se fait clairement entendre, la voix de mon maître aussi! Renonçant à enquêter plus longtemps sur ce casse-tête, je me range à la raison. J'ai beau secouer ma caboche tout en marchant, je ne peux échapper aux molécules qui me harcèlent d'enivrantes senteurs.

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Il faut se laisser divertir quand on a le coeur gros. C'est au pied de la montagne que je longe depuis un bon moment, que mes pensées, faisant fi d'un déjà vieux chagrin, se sont posées sur le tapis de fleurs jaunes. Elles jouent sur tous les tons pour rivaliser avec le soleil. Mais, la seule qui captive mon regard est une petite orchidée rouge qui sans être la plus belle, me fait pourtant gravir la montagne ! Cette ensorceleuse met tous mes sens en émoi, même mon estomac gargouille car la belle révèle un atout de taille ; son parfum de vanille ! Honteusement trompé, je peux néanmoins mettre un point final à mon enquête. Je m'ébroue, jette un oeil autour de moi. Ce que je ne pouvais apercevoir de mon chemin en contrebas, se dévoile enfin, à ma plus grande joie. Un petit creux s'est formé à mi-flanc de ma montagnette, ma hütte s'y est douillettement nichée, probablement ignorée du plus grand nombre ce qui fait bien mon affaire. C'est une cachottière... rien que pour moi ! Fier de jouir à nouveau de toutes mes facultés mentales, je me précipite pour annoncer la bonne nouvelle à mes compagnons si peu méritants. Le sort s'acharne sur moi, la chaleur les a rendu zombis et c'est tout juste si la vieille a trouvé la force de me balancer sa phrase favorite : "non Charly ! tu pèses déjà assez lourd comme ça..." A quoi ça sert de disposer ici ou là, sur le bord des chemins des échantillons de paradis, si on n'en profite pas ? Mon pote, à quelques enjambées de là, m'a ramassé sous son bras comme un sac de croquettes, sans même me dire un mot, en poursuivant son chemin. Là, mon sang n'a fait qu'un tour, je vous le dis tout net, ils ne sont pas prés de goûter au charme de ma présence car je ne vais pas remontrer le bout d'ma truffe avant longtemps !!

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Pour autant, j'm'interdis pas d'causer... Je peux pas vous laissez seuls avec mes vieux croûtons, vous allez vous perdre et peut-être même vous ennuyer, c'est des taiseux et des pas marrants... Y'a que moi qui tient le coup à leur contact prolongé ! A chacune de nos balades, il faut toujours qu'ils fassent une halte à la chapelle ou l'église, remarquez, moi je m'en fous, y'a toujours des bancs à côté pour faire une micro sieste. A force d'observation, je les ai surpris un jour, dans ces lieux de fraîcheur, allumant des petites bougies, pour silencieusement se concentrer sur les flammes vacillantes. Je crois avoir levé, en partie, le voile sur ces étranges visites quasi systématiques. Ça m'a fait prendre conscience que nous avions le même mode de fonctionnement, fait d'habitudes, de marottes !

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Ces petits jalons lumineux, les aident à se souvenir... ce procédé me semble primitif et aventureux, un coup de vent est si vite arrivé !!! Mes petites manies sont essentiellement mis en oeuvre pour faire travailler la mémoire de mes compagnons. Hé oui, il faut que je pense à tout ! Cette gymnastique de l'esprit mise en place par mes soins, comporte toutefois une faille, un point faible, mes aînés sont réfractaires à toutes instructions relatives à mon hygiène alimentaire, pour faire clair : ma survie ! Je vous donne un exemple : Le matin,je mange! quand ma vieille mange: je mange !  quand mon pote mange: je mange ! quand... Ha bon ! vous le saviez déjà! Ne croyez pas que je radote, je n'ai pas encore l'âge ! Mais je dois matraquer cette bonne parole au point que ça me fatigue. Je n'ai pas encore trouvé la bonne pédagogie. Que pensez vous d'une formation plus ludique, du style : "Charly a dit" dont je serais le maître de jeu ? Il me tarde qu'ils m'obéissent et me servent presque par automatisme. Je n'en abuserai pas n'ayant pas l'âme d'un dictateur...

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Trêve de bavardage, il faut que l'on presse le pas, il y a encore bien du chemin à faire jusqu'au lac. Je n'ai pas jugé utile de vous montrer ici mon aimable personne, car je n'étais pas sous mon meilleur profil. Mes apparitions furent fugitives, je ne suis descendu que pour un besoin urgent. Je me suis planqué dans mes appartements, mon pote s'étant vite lassé de ma compagnie et moi de mon inconfort. La vieille me charrie, mais s'enivre tant du paysage que je cesse d'être un fardeau pour elle.  C'est bien ce qui m'avait semblé, je me trouve, moi aussi, bien léger, peut-être parce que j'ai sauté un excellent repas !! Je vous ai aussi épargné la platitude de notre pique-nique, moi je ne l'ai pas été, au regard de ce que j'avais projeté ! Cette corvée expédiée vitesse grand V, je vous emmène voir le panorama parce qu'il le vaut bien... Mes compagnons prennent des couleurs bien installés sur les fauteuils inclinés. Je leur trouve d'ailleurs une teinte d'orchidée (douloureux rappel d'un festin manqué) laissons les cuire à point, puisque je reste sur ma faim.... 

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Que l'on soit assis sur son fondement ou les pattes bien ancrées sur le plancher des vaches, un petit détail que l'on a tendance à oublier se rappelle à nous; notre petitesse ! Cette évidence me fait à chaque fois l'effet d'une révélation. Sur mon belvédère, sitôt que j'ai pris la première vraie inspiration à m'en faire éclater le palpitant, je vois le monde qui s'étend à mes pieds et j'en suis le roi ! Seul pour m'en enfiévrer un long moment, je tournoie, rêve d'un envol et finalement me dépouille d'une couronne sans laurier. je la regarde dévaler la prairie où mille fleurs s'y accrochent et sacre le printemps... Alors vient ce moment où allongé, faisant corps avec la terre-mère, sans pour autant quitter des yeux, les cieux, l'on est comblé, apaisé et le bonheur vous prend si doux, si fort. Bleu et vert, chaque couleur a son territoire. Jamais l'un n'empiète sur l'autre mais sont indissociables et nécessaires à ma peinture ! Le clocher d'une chapelle y figure déjà, l'entendez vous au loin ? J'y ajoute mes copines qui ruminent... comme moi. Elles montent en biais, le long de la pente, histoire de ne pas perdre pied et se font sonner les cloches par les clarines que le vertige malmène. Les moutons en balade sur le ciel azuré, se comptent et recomptent, 1,2,3 nous irons au bois...Quelques uns se sont déjà assoupis sur les cimes enneigées, bercés par la comptine. Sans mettre une ombre à mon tableau, j'y appose comme une signature : une hütte à peine visible, gardée par un bataillon de sapins. Le décor est parfaitement plantée, reste à vous, mes indispensables compagnons de voyage d'en profiter. J'ai de la suite dans les idées, mes vieux aussi ! La pause est finie, mes endormis ont repris leurs bâtons de marche. Vite, je vous attends ! Devant nous, un raidillon se jette vers l'horizon, lequel ?

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Mes maîtres prennent bien volontiers le chemin des écoliers. J'accepte difficilement qu'on se disperse, sauf si j'en suis l'instigateur. Afin d'avoir gain de cause et parce que je crois que les histoires les plus courtes sont les meilleures, j'aurais tendance à devenir coupeur de route. Je me glisse entre les jambes de mes accompagnants pour stopper leurs élans qui ne sont plus de leurs âges. Je m'imagine souvent être un voleur de grands chemins, seul ceux qui me mèneront à bride abattue là où l'on gueuletonne, resteront en circulation! Hélas, trois fois hélas ! Nous serions forcément plus nombreux à les fréquenter et je n'ai pas dans l'idée de partager ! la réflexion me distrait mais m'épuise aussi, je devrais peut-être tout simplement faire preuve de patience et lâcher prise. D'ailleurs il est temps pour moi, de faire une nouvelle pause ! Ma vieille râle :" monter, descendre, t'es chiant !" la critique est facile... Ce sont mes vieux croûtons, les responsables de cette situation. Comme ça chauffe un max et que je bois trop peu, ils ont trouvé un stratagème pour m'y obliger. Ils me servent une à deux gamelles de flotte, dans laquelle surnage ou coule, selon ma chance, de la mie de pain. Vous me connaissez, je me fais avoir à chaque fois !! Résultat des courses, ça m'oblige à quitter mes appartements plusieurs fois dans la journée, moi j'appelle ça de la torture ! j'ai une vessie pleine à craquer qui me harcèle sans pitié, pas moyen de m'assoupir. La vieille peut s'estimer heureuse que je la prévienne, ce n'est pas facile, croyez moi ! Je gigote, me dandine et pour finir trépigne dans son dos. Je me fais houspiller et selon qu'elle ait la comprenette facile ou non, je réitère ou pas. Mais hors de question que je gémisse ou je pleure ! Mes maîtres ont fait de moi un pissoteux assidu, il faut en payer le prix, jusqu'ici nous avons échappé au pire...

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Je suis finalement resté à terre, cqfd ! C'est aussi et surtout, parce que quand le décor est digne de ce nom. Je peux enfin entrer en scène dans un écrin à la hauteur de ma renommée. Là, je sens que c'est le moment ... Dans la foulée, j'ai aperçu au loin, mon pote en appui sur le dossier d'un banc. J'y ai vu une ouverture, infime certes. L'aubaine d'un ptit goûter qui même tiré du sac, pourrait finalement me contenter. Le cadre est idyllique, au loin les vaches, le tintement d'un clocher et devant moi un bataillon de sapins... juste comme dans mon tableau !! Je crois rêver, mon coeur loupe un battement sur deux, puis s'emballe. Mes quatre pattes font du surplace tant chacune d'elles est en concurrence pour arriver la première et en quelques secondes tout est devenu réalité. Derrière la haie de géants verts, je retrouve enfin ma cachottière. Puisque vous m'avez suivi jusqu'ici, je vous livre son nom, mais ça reste entre nous : le Bärstattalm ! Je me demande pourquoi j'en fais tout un plat quand je n'obtiens pas immédiatement ce que je veux. Je les mène quand même par le bout du nez, la preuve: je pars avec leurs idées mais ils reviennent avec les miennes !!

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Tout est à la hauteur de mon attente ! Peut-être plus encore parce que j'ai attendu et attendu....Couché sur les genoux de mon pote, je fais le guet, surveillant nos arrières dès fois qu'un fâcheux, un casse-pied, vienne pourrir le plus fantastique moment de cette satanée journée. Mon pote discute avec la dame qui porte des frou-frou aux couleurs de bonbons. La serveuse sent la vanille, la crème, la... une senteur délicieuse quoi ! Cerise sur le gâteau, le visage de mon pote s'illumine enfin d'un sourire, le premier de cette journée! La vieille rit aux éclats, surexcitée. C'est pas les mêmes !! Pourquoi on ne passe pas nos journées ici au lieu de perdre notre temps en formalités ? En attendant le premier service, mon pifomètre ne se trompe jamais, il y aura un deuxième service, ne serait-ce que pour confirmer ce que je savais déjà au sortir du télésiège : ce gâteau fait maison est une tuerie !!!!

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Je disais donc, en attendant, j'ai réfléchi au fait que mes patrons n'en font qu'à leur tête et qu'ils sont long à la détente. Ce n'est pas ce qu'ils portent sur leur dos qui les ralentit. Mon compagnon se charge du ravitaillement, trousse de secours, vêtements d'été, de neige, de pluie, l'eau, ma bouffe, ma serviette etc... le strict nécessaire, rien de bien méchant ! La râleuse se pavane avec le nerf de la guerre, ses papiers, because une mémoire fuyante et moi, son teckel de compagnie qui se fait poids plume ! Je ne vois qu'une chose qui peut tout expliquer, je vous livre mon diagnostic tel quel : c'est parce qu'ils sont chargés d'ans... 

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"S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable." 

 

Je dédicace ma nouvelle aventure à Patou51 et Domino de Bruxelles pour m'avoir si patiemment attendu !

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