« Ce n'est pas que je sache bien employer mon temps, mais c'est que je sais bien le perdre, soit dit sans me vanter, c'est peut-être la première de toutes les sciences. »

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Je suis un aimable courtisan qui, comme chaque matin, assiste au lever de mes deux compagnons, en deux temps... lui d'abord, elle ensuite ! Et comme je le craignais, les séquelles de la chute d'hier, sont clairement apparues devant moi : un colosse...aux pieds d'argile ! je l'observais espérant déchiffrer notre programme d'aujourd'hui, tout en surveillant la moindre de ses mimiques pendant le petit déjeuner. c'est l'arrivée, tout aussi vaseuse de ma patronne qui m'a convaincu d'aller me recoucher !

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Puis, contre toute attente, ils se sont repris en main avec courage. La voiture chargée, votre serviteur bien installé et en voiture Simone ! Après un saut de puce, on se gare. la chef prend son paquetage et disparaît d'un signe de la main, nous laissant, moi inquiet et lui boitillant dans le centre du village. On a fini par faire un peu de lèche-vitrine, rien d'exaltant en somme, pour se consoler de ce lâche abandon.

Je commence à traîner des quatre fers, mais voilà enfin le terminus, juste devant une gare un peu particulière...la chance me sourit ! Mon pote me prend dans ses bras et nous prenons place dans le train. Lorsque les portes s'ouvrent à nouveau, je prends une bouffée d'air vivifiant qui me laisse estomaqué, sur le cul ! On traverse la terrasse d'un restaurant panoramique avec détachement, pas moi ! lui ! Et nous voilà surplombant le paysage, confortablement couché sur un transat au soleil. Avant de se plonger dans un bouquin, il tient à me montrer (comme pour nous rassurer mutuellement) en pointant du doigt un autre sommet: "t'as vu ! ta maman est là haut encore une petite heure et elle sera de retour parmi nous !" tu parles... "et on ira manger des frites. " ben voilà ! c'est pas plus compliqué que ça, j'avais juste besoin d'être rassuré !

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J'ai contemplé les fleurs jouant avec la lumière, la faisant miroiter au bout de ma truffe. Un choucas parade et me nargue, à peine à deux enjambées. Le fanfaron croasse puis s'envole et c'est tant mieux, il chantait faux ! Mon regard le quitte et balaie l'alpage, légèrement en contrebas, deux magnifiques chevaux noirs de jais se donnent en spectacle. L'un piaffe puis esquisse un pas de danse ou une invitation à caracoler crinière au vent dans ce vaste pâturage. Le deuxième, faisant fi, se laisse aller avec nonchalance. Couché sur le flanc contre un lit d'herbe grasse encore gorgée de rosée, son ventre palpitant offert aux rayons du soleil. Flegmatique devant les visites des randonneurs, rien ne vient le distraire de sa sieste majestueuse, pas même les caresses sur ses naseaux frémissants...le bonheur est dans le pré ! Mon coeur est bien léger, mes yeux clignotent sous les rayons du soleil, je m'endors.

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Un murmure insistant me fait sortir de ma douce torpeur. Au travers de mes cils je repère une silhouette un peu floue qui se précise. La voilà ! nous allons enfin passer aux choses sérieuses. Je n'ai pas boudé mon plaisir, c'est repu et content que l'on a repris le chemin du retour...mais à pied. Avant de quitter cet endroit idyllique, je suis allé saluer l'étalon noir et lui dire toute mon admiration !

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J'ai descendu à perdre haleine de longues prairies, j'ai cru plusieurs fois que j'allais passer cul par dessus tête. Petit à petit les contours du village encore bien éloigné, m'apparaissaient plus clairement. Nous avons fait une halte prés du petit lac glacé, dans lequel se mirait cette belle nature que je contemplais alentour, vision enchanteresse...Et comme pour mettre une touche finale et boucler cette belle journée en apothéose, un tea time s'est imposé comme une évidence... n'est-il pas ? 

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"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient"

 

PS : carte postale dédicacée à mes deux fans (prétentieux !) bon disons, sympathisants de la première heure : Noazett et Smaldilys.

 

 

 

 

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