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CHARLY  dit  "ZIGOUIOUI"
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27 août 2024

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

 

C’est moi, la Charlotte, j’suis v’nue papoter un instant avec vous. Faut que je vous raconte le pourquoi de mon absence. Pas d’inquiètude je vais bien ! Les images que je vous propose, n’ont rien à voir avec ce qui nous occupe aujourd’hui, quoique ! Comme j’ai besoin de votre oreille attentive, je vous emmène faire une exploration en terre jurasssique dans le triassik park de Waidring au Tirol, bien moins terrifiant que les derniers jours vécus par môa. J’en profite pour vous en conter les épisodes pas à pas. J’ai failli oublier ! Couvrez vous bien pour cette balade, il fait 5°, je ne voudrais pas avoir un surcroit de travail… J’explique !

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Les annus horribilis j’en ai eu ma part, même si au début de ma vie, je n’en avais pas conscience. Je ne savais rien, ne comprenais rien et par le fait, bonheur, malheur m’était étranger...Je pressentais toutefois que marcher au doigt et à l’oeil dans l’élevage où j’ai vu le jour, n’était pas la panacée. Quand au bout de quatre ans ou presque, n’étant plus une poule aux œufs d’or, j’ai transité d’une main à une autre, je m’suis dit que j’étais bien dressée pour finir mes jours sans me poser de question. Les défilés, ça me connait. Le « garde à vous » façon Horse guards, un jeu d’enfant. Cétait r’parti pour perpète, facile docile. Penses-tu ! J’ai changé de planète, J’suis passée du rigorisme au j’m’en foutisme. Le flou total, fallait que je me crée un nouveau monde pour y faire mon trou, un travail de titan ! Alors je me suis calquée sur les deux zigotos qui m’ont pris en charge et que vous connaissez maintenant aussi bien que moi ; le précieux et la vieille. Deux ans de travail acharné, ponctué de rituels toujours plus nombreux ont fini par rendre ma vie plus appétissante. C’est pourquoi, jour après jour, attachée à ce trésor qu’on pourrait m’enlever en un rien de temps, je monte la garde jour et nuit en bonne sentinelle. Ce lundi soir, mon deuxième repas terminé en compagnie de mes colocataires, j’ai regagné mon panier, attendant patiemment de retrouver les genoux de mon précieux pour y faire un somme de préparation à ma nuitée.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Soudain, tout se dérègle, la vieille chancelle dans le couloir et illico en profite pour s’allonger avant tout le monde. Elle capture toute l’attention de mon précieux qui s’affole, allez savoir pourquoi ! Je n’y tiens plus et glisse mes ptits yeux ronds, dans cette chambre où je ne me rends jamais. Au pied du lit, une grosse bassine pleine d’une daube peu ragoûtante, que même une Lolotte n’y mettrait pas sa truffe, croyez moi ! Not’vieille nous a habitué à mieux...en tout cas ça ne lui a pas réussi, elle est toute ramollie et grise, beurk ! J’ai regagné ma retraite afin d’étudier la conduite à tenir dans ce cas de figure. Mon précieux avait déjà trouvé une parade en restant suspendu au téléphone, comme un naufragé. Épuisée, mes neuneuilles faisait enfin cui-cui, quand l’imprévisible s’annonce et sonne à la porte. Un étranger, je dirais même plus, un « extra » terrestre, rentre dans not’chez nous, je voudrais lui aboyer que nous sommes au complet. Mais j’panique et re-grimpe dans mon panier avant qu’il me pique ma place. Ça cause sans arrêt dans cette chambre, je tremble comme une feuille, mais comme y’a pas photo, faut que j’aille voir de plus près à quoi jouent ces trois . Tout ça pour ça !! L’inconnu fait faire de la gym à not’vieille qui ne sait pas y faire, on dirait un marin en goguette...Finalement, elle n’a pas été retenu au casting et le gars s’en est allé, bon vent ! Il est presque l’heure d’aller me coucher dans mon ptit cagibi, j’espère que not’vieille toute saoule qu’elle est, pourra me filer mes 3 croquettes pour bien dormir.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

On sonne à nouveau, mon ptit coeur va lâcher, du balai les intrus ! Le précieux ouvre quand même, deux blouses blanches envahissent not’territoire, embarquent not’vieille et l’allongent sur un lit roulant. La porte se referme sur nous deux, démunis. Bizarrement, j’ai beaucoup pleuré et ne voulais plus me coucher, fort heureusement j’avais mangé ce qui m’a permis de tenir le coup jusqu’au lendemain. Rien ne me sera épargné ! Dès potron-minet, mon maître s’en est allé lui aussi, sonnant ainsi la fin des haricots pour moi. J’en étais à échafauder toutes sortes de fin à cette belle vie... quand le bruit d’une clé tounant dans la serrure a remonté mon coeur, tic, tac, tic, tac...il a fait boum en revoyant mes « deux ». Vite un autre tour de clé pour fermer not’sweet home et mon coeur s’est mis à battre la chamade. La vieille a gardé le lit deux jours durant et j’ai dû mettre certains rituels au rencart.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Puis, elle s’est levée et m’a nommé son capitaine de « sortie ». Quand elle me porte, j’ai l’impression de naviguer sur les flots, y’a du roulis et j’aime ça. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas le pied marin. On a fait plein d’aller retour dans le couloir de notre immeuble, parce que ma vieille apprend à marcher au pas et tout droit de préférence. On rigole bien. Maintenant j’ai deux bancales pour le prix d’un, mon précieux c’est les jambes et la vieille c’est la tête. Dans une semaine on tentera une sortie en extérieur. Elle m’a tout raconté, je l’ai mangé des yeux en l’écoutant, sans rien y comprendre…Sauf qu’elle doit regarder avec ses oreilles mais pour l’instant, l’oeil et l’oreille font bande à part, chacun son horizon... Elle peut compter sur moi pour la ramener à la maison, je serais tout à la fois, sa boussole, son point d’équilibre...parce qu’il ne faut pas perdre de vue que la guérison commence par le ventre, je sais de quoi je parle ! D’ailleurs c’est l’heure, faut que je la guide jusqu’à la cuisine, j’en salive déjà !

 

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Vertige de l’amour…..😉 😂😋 🫶 🐾 🎢

PS : j’espère que la balade dans « le monde perdu » vous a plu ! N’oubliez pas : « La vie est un jeu imprévisible : attendez vous au pire…soyez prêt pour le meilleur »

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1 décembre 2024

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
Le soleil vient de se lever mais mon précieux ami lui a brulé la politesse depuis belle lurette. Surgit alors au saut du lit, une gueule enfarinée . Elle serait incapable de se reconnaître dans une glace et je suis même tentée de lui dire : « sortez de...
20 septembre 2024

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Je n’irais pas par quatre chemins ! Ça tombe bien parce que je n’en connais qu’un, celui qui va de mon panier à ma gamelle, en passant par les genoux de mon précieux😘 🫶 . Pour le reste, cela dépasse ma compétence. Je ne connais pas l’ennui car je suis toujours en bonne compagnie, la mienne😍 🐾 💝 . Elle m’est indispensable et me donne entière satisfaction, d’ailleurs nous passons de longues journées sans rien nous dire. Mes adoptés, gesticulent et brassent de l’air ces derniers jours, on dirait des mouches autour du vinaigre, mais rien de concret ne ressort encore de cette soudaine effervescence. Toutefois, ce remue ménage, fait écho à quelques souvenirs pas très clairs, mais qui me laisse comme des relents de fatigue constante, de chaleur et de pluie. Deux choses que je ne goûte guère ! Quand à la fatigue je la traîne souvent avec moi, pour qu’on me foute la paix, c’est un alibi de première. Je m’égare...où voulais-je en venir ? Ha oui ! Ça me revient.

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Depuis quelques semaines, je suis sous la coupe de la vieille qui me fait visiter sa ville, mais pas comme à vous ! Môa, je marche au trot, franchement je vous déconseille ce guide, ça ne vaut pas le déplacement. J’dis ça, j’dis rien ! J’ai revêtu pour ces nombreuses, bien trop nombreuses occasions, une toison vintage, « style hippy » même pas chic, pour passer inaperçue. Mais le sort en a voulu autrement et s’acharne contre moi...On me caresse, on me photographie, tout cela arbitrairement . Si ça continue je signalerais tout ce beau monde à mitoutou 🙂 😀 😂 . La vieille ayant, à la longue, perçu mon désarroi, du moins je le croyais... m’a donné en patûre à une toiletteuse, qui m’a mise à nu, tout en essayant de me distraire de ses mauvaises intentions en me faisant miroiter des joujoux, qui m’ont laissé de marbre. Le lendemain, j’ai eu droit à la pesée, ceci explique cela. Ni ma nudité, ni la diminution de ma ration, dont je ne suis pas dupe, n’ont fait pencher la balance dans le sens de la vieille. J’avais bien ressenti comme une petite baisse de régime… Je me demande si ça vaut encore la peine de faire des efforts pour les comprendre et les satisfaire ?

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Alors que je déambulais dans mon sweet home avec cette question toujours à l’ordre du jour, j’ai entr’aperçu des valises ouvertes dans la chambre. En humant de plus prés ces intruses, des souvenirs ont afflué de ma truffe à ma ptite tête bien remplie. Tout un scénario s’est soudainement mis en place et je me suis fait mon cinéma. Le Tirol 💖 ! Moi, mon précieux et son tendon d’achille, au repos. Nous regarderons passer le train, ça va être vachement bien👍 🐂 🐄 🙂 🙃 Je lui rappelerais le trajet le plus court, pour déguster de bonnes glaces à la noisette, à partager😋 😋 🍧 🍨 . On passera de longs, loongs moments à contempler les sommets et les marmottes, puis je m’endormirais en regardant pousser les fleurs🙏 🌼 🌸 … On laissera à la vieille et son clic clac kodak, les chemins casse-gueule, les ponts suspendus ou pas, l’eau fraiche qui glace les sangs, ⛈ 🌩 ☀️ 🏔 🥁 la brûlure du soleil qui jamais ne fait d’ombre et les fanfares qui vous empêchent de fermer l’oeil.

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Je n’aurais plus qu’une seule mission : échapper par tous les moyens au minutieux toilettage que la vieille m’impose tous les soirs. Puis je baillerais avec insistance, jusqu’à ce que mon précieux me donne ma friandise du soir, cadeau de notre logeuse qui sent bon les gateaux. C’est ainsi qu’après avoir oeuvré tout le jour pour un repos bien mérité, j’irais dormir du sommeil du juste dans mon panier douillet. Bon ! C’est pas le tout de faire de beaux projets, mais quand est-ce qu’on part ???🤩 🧐 😍 🥳 🥱 🐾 Léchouilles de votre Lolotte🙃 😋 🫶

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre."

27 juillet 2024

"L'obéissance est un métier bien rude"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes amis🫶, je suis reviendue, houhou ! Y’A QUELQU’UN ? Ok ! Ok ! Les absents ont toujours tort. Ça fait un bail et vous en avez eu marre de poireauter. Mais quitter le paradis ne se fait pas sans mal... 8 heures de trajet « bercées » par des rumeurs apocalyptiques affluant sur toutes les ondes, n’ont pas manqué de nous rassurer, on rentrait bel et bien dans notre beau pays… De quoi bouffer presque toute l’énergie positive du Tirol qu’on avait embarqué pour tenir une année. De suite, j’ai craint le rationnement. Ce n’est pas une mince affaire d’apaiser un ventre qui ronchonne croyez moi ! Un dîner sur le pouce dès notre arrivée, ce qui n’a rien arrangé et aux plumes. Le lendemain, branle-bas de combat, fallait bien prendre le temps de remettre de l’ordre ici et là dans not’chez nous. Impossible de rester dans mon panier déstressant, ni même de vous donner de mes nouvelles, car le chassé-croisé de mes vieux, dont l’effervescence montait, montait, en même temps que le thermomètre, finissait par me faire suer. Y m’avait mis en stand by ou sur la touche si vous préférez et ça arrangeait bien mes affaires. Du moment qu’on ne m’appelle pas pour une virée en ville, je m’en bats les absentes. Le roi soleil était à son zénith pour saluer notre retour. J’ai manqué de courtoisie en lui tournant le dos. Dans la foulée mon précieux sur le même diapason, a coupé net cet accueil chaleureux en fermant les volets. Dans une pénombre moite, je contemplais mes vieux se fatiguer à l’excés, compatissant du coin de l’oeil, mais pas trop. Pourquoi tant d’acharnement à se débarrasser de tous les souvenirs olfactifs de notre Tirol ? Je hume encore dans ce capharnaüm, le parfum inégalé et persistant de la goulash soup, du fromage d’alpage… houp’s non ce sont les chaussettes de la vieille. Nobody’s perfect ! Un ptit goût aigre de crème et de foin vient me chatouiller la truffe et me rappelle notre tête à tête avec les vaches ... Il faudra d’ailleurs que je vous en touche deux mots, dès que j’aurais (moi aussi ! ) remis de l’ordre dans mes idées. J’avais hâte qu’ils en finissent mais y’en avait pas un pour poser son cul deux minutes dans le fauteuil, ça m’aurait reposé la tête. Alors, faute de mieux, ma tête et mes jambes ont déclaré forfait, on a déserté, direction les alpages et lentement le brouhaha intérieur et extérieur s’est confondu puis feutré. Le sommeil m’a kidnappé pendant que ma cité strasbourgeoise toujours palpitante, vomissait son barouf. Loin de son tumulte et de la multitude qui la peuple, j’ai allongé mon popotin sous le souffle rafraichisssant du ventilo qui oscillait de gauche à droite, juste pour se faire désirer. Je me réjouissais secrètement d’être exemptée de ma tradionnelle immersion en terrain miné, n’étant pas pressée de renouer le contact avec un concentré d’humanité. Je ne me suis même pas aperçue qu’ils étaient partis faire le plein de victuailles. C’est le tintouin de leur retour, marqué par des effluves prometteuses, qui a éveillé tous mes sens et surtout aiguisé mon appétit. Vite remise sur pied, j’ai fait les cent pas, mais la vieille n’a pas apprécié ma façon de faire, c’est du harcèlement qu’elle dit. Elle rêve, n’importe quoi ! C’est pas le tout, de balayer, nettoyer, astiquer, casa toujours pimpamte... J’veux pas mettre les pattes dans l’plat, mais faudrait peut-être songer à me donner à manger, moi qui leur donne de l’amour inconditionné tous les jours sans ménager ma peine.

Puis les choses ont repris leur cours, notre vie routinière aussi et comme un fait exprès, la fraîcheur et la pluie ont fait leur apparition. La ville s’est aussitôt mise en sommeil et semblait presque à l’abandon, je me suis crue au Tirol où tout est silence et volupté. Bien que là-bas, les quasi 10 premiers jours, entre 5° et 10° avaient de quoi refroidir nos ardeurs. Lessivés par la pluie, enveloppés par la brume, têtes baissées, mes vieux avait un peu le moral dans les chaussettes. Mon précieux et moi avions envisagé et planifié tous les cas de figure, mais pas ça ! Impossible de rester sur un banc et faire du contemplatif. La vieille avait pourtant réussi le tour de force de trouver pour mon maître bien-aimé, une balade sur un terrain plat ou presque pour son tendon d’Achille déficient depuis des mois. Le ciel sans pitié, nous pleurait des rivières. Jours et nuits il nous a bassiné avec son chagrin et qui est aussi devenu le notre par le fait. La montagne juste en face de notre balcon avait depuis belle lurette, tiré à elle, sa petite écharpe d’un bleu gris vieilli par le mauvais temps, pour en voiler ses flancs. Suivie de bien d’autres aussi frileuses, elles se sont éclipsées sans qu’on y prenne garde. On ne demandait pas grand-chose : mes deux fantômes sous leurs ponchos noirs cheminaient avec au coeur l’espoir d’une éclaircie planquée quelque part. Pour ma part, je me serais bien laissé tenter par une bonne rasade de crème encore chaude tout juste sortie du pis de la vache…. Voilà le truc que j’avais en tête, ça me revient : les vaches ! D’accord, c’etait un peu longuet, mais fallait bien que je vous brosse le tableau, afin que vous puissiez me suivre sans vous perdre. Bon, revenons à nos moutons, je reprends! 

 

 

Mon bon maître dit de moi que je ne suis pas « fute-fute ». Il a mis la barre très haute et je me dois de rester à la hauteur. Lors d’une énième marche en terrain humide, j’avais à coeur de ne pas trahir sa confiance si bien placée. Sur le chemin commun aux laitières et randonneurs, mon boss, m’apostrophe à tout bout de champ. Tss tss pchitt ! Je sens qu’il faut faire attention, mais à quoi ? On ne me dit pas tout. Il revient à la charge avec me semble t-il un contre-ordre, puis deux et plus encore, j’en perds le nord : viens ! Attention pas là ! Ici ! Attends, pas bouger ! Il y a dans sa voix un brin d’irritation que je ne comprends pas. Soyons clairs et concis, à un moment donné, il faut être droit dans ses bottes, parce que Lolotte n’a pas la science infuse, qu’on se le dise ! Y r’met ça ! « Crottes de biques » là je sens le fiasco, j’sais plus quoi faire…J’opte finalement pour « un garde à vous » à ma façon. Mes beaux yeux l’interrogent tout en tentant de l’amadouer, pendant que mon fondement se pose sagement dans l’attente d’un complément d’information. Coup de chance, je dois le dire, mon derrière s’est trouvé étonnement bien au chaud, ce qui est loin d’être désagréable, croyez moi ! vu le temps frisquet et pluvieux des derniers jours. Etrangement, mon attitude m’a valu le désamour de mon précieux à mon grand désarroi. Il râle et se plaint qu’il faut toujours que ce soit le m...ier ! Soudain au détour d’un virage, face à nous, une haie d’honneur d’au moins une douzaine de grosses vaches nous jaugent. Elles semblent nous attendre de pied ferme et se préparent d’un œil retors à notre passage obligé. Elles ont coupé net, le sifflet à mon précieux qui ruminait mon manque de jugeotte. La vieille saisit à deux mains, son courage et moi avec en fronçant le nez d’un air dégouté. D’un front uni, têtes baissées, en silence, nous avons franchi cette zone de conflit sans heurts. Pour le coup, on a enfin eu chaud ! Alors, on ne dit même pas merci à la « pas fute-fute » ?! Heureusement que mes origines vosgienne on fait de moi un bouseux qui se respecte, c’est un laisser-passer bien utile dans le secteur. C’est grâce à ça qu’on est passé entre les cornes et les queues vivement fouettées des laitières piaffant d’impatience à l’idée d’nous rentrer dedans comme dans un jeu de quilles. Pour tous remerciements, mes vieux m’ont fait prendre un bain de siège dans un ruisseau qui passait par là à point nommé, de quoi refroidir les bonnes initiatives...J’en prends bonne note.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Rien de ce qui est humain n'est simple"💖🐾

 

25 juillet 2016

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.... 🎵 🎶 S'il faut aller au cimetière, J'prendrai le chemin le plus long, J'ferai la tombe buissonnière, J'quitterai la vie à reculons..." Ça fait un bail que je ne lui ai plus rendu visite, moi qui avais coutume de l'arroser quotidiennement, aujourd'hui...
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"Il y a deux sortes de temps : le temps qui attend et le temps qui espère."

"Il y a deux sortes de temps : le temps qui attend et le temps qui espère."
"L’optimiste ne refuse jamais de voir le côté négatif des choses ; il refuse simplement de s’y attarder." Je passe mon temps à attendre qu'il fasse un peu moins froid et un peu moins chaud. Grosso modo, j'voudrais traverser le temps sans me geler les...
30 octobre 2022

"Je ne suis pas bonne à rien : je suis une excellente paresseuse."

"Je ne suis pas bonne à rien : je suis une excellente paresseuse."
"La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande à être surmontée" Ce matin là, mes aidants particulièrement indécis, on fait passer mon temps et le leur, en allant chercher quelques cartes postales. Puis nous nous sommes attablés, le temps de...
21 août 2020

"Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît, tu risquerais de ne pas t'égarer. "

"Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît, tu risquerais de ne pas t'égarer. "
"Il y a des jours avec et des jours sans. Et les jours sans il faut faire avec" Coincé entre les valises, sacs à dos et autres broutilles, me v’là somnolant sur le siège arrière pendant que mes deux vieux se relaient sur l’autoroute de mes vacances, enfin...
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