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CHARLY  dit  "ZIGOUIOUI"

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23 octobre 2024

« Si le monde n’a absolument aucun sens, qu’est ce qui m’empêche d’en inventer un autre »

 

La vieille me sourit et secoue la laisse en guise d’invitation, n’ayant pas d’autres portes de sortie, que celle qu’elle m’offre avec enthousiasme, j’accours ! Combien de temps encore va t-elle jouer la remplaçante et me traîner dans sa ville. Ça dure des plombes, en plus elle me cause tout le temps, pour se rassurer peut-être...vu qu’elle n’a aucun sens de l’orientation. Déjà que je sursaute à chaque bruit...les vélos par exemple, qui me frôlent les oreilles. J’aimerais tant les voir à terre pour faire plus ample connaissance, histoire de leur montrer mon affection. Les grosses cloches, du haut de leur clocher, ne me font pas vibrer, le courant ne passe pas. Elles laissent un bad vibes dans mes tympans. J’ai déjà le bourdon et sens qu’une fois de plus, la balade ne va pas être folichonne.
 

                                                                                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trams, les voitures et des milliers de jambes, me cernent, me bloquent, me bouffent mon oxygène. Je suis phobique. Je ne supporte pas d’avoir quelqu’un derrière moi. Je n’avance qu’en étant suiveuse et en aucun cas suivie. J’aurais pu avoir, avec mon précieux, dès potron-minet, quelques consolations et réconforts. Mais à 10h00 la messe est dite ! Plus de « Sébastien » because la vieille n’est pas du matin et les croissants appartiennent aux morfales qui se lèvent tôt. Voilà c’est dit, j’ai craché mon venin ! Quand enfin je crois avoir une ouverture … en clair : tu crois reconnaître le terrrain et c’est le moment de montrer ton potentiel de leader pour ramener la vieille at home. Que nenni !  

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

                        

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

 

                                                                             

 

 

 

 

 

 

   

 

                                                                                                                                                                                         

 

Pile à ce moment là, elle tire à l’opposé, tout en me cajolant de la voix et du geste jusqu’à ce que je cède et c’est reparti pour un détour. Elle joue avec mes nerfs, trois ou quatre fois comme ça et on en a pour une bonne heure et demie à patrouiller avant de rejoindre mon port d’attache. Impossible de lui tenir tête, elle est aussi butée qu’un teckel, sinon pire, si, si c’est possible ! J’arrive finalement devant ma porte à 11h30 ricrac, pas le temps de saluer mon précieux boiteux, je fonce en coup de vent à ma gamelle, heureusement toujours pleine et 30 secondes plus tard, je demande au précieux quel est le menu du jour en harcèlant la vieille pour qu’on se mette enfin à table. Ce matin le menu de mon tortionnaire : Pont vauban et ses faces de carêmes, parc du heyritz. Menu du précieux : dinde et légumes variées...y’a pas photo !! 

 

 

 

 

 

        

                                           

                                                                                                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                 Je pensais avoir droit à mon aprés-midi, mais elle m’a emmené à l’Orangerie, soi-disant pour me faire plaisir et parce que, pense t-elle, j’ai besoin de nature. Le temps s’est évadé, coulant des jours heureux ailleurs, sans rien nous dire. Ça nous a pris de court...Bien obligées alors de partir à sa recherche ! C'est le tram qui s'en est chargé, une chance pour moi, que je n’ai pas boudé  (même si  j’ai dû me museler) car il m'a ramené sans me fatiguer, à mon panier que je n'aurais jamais dû quitter.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                              Repas du soir et déjà la vieille me fait part de grands projets pour demain...ô rage ô désespoir...Le ciel rougeoie, espoir ! Demain le vent sera mon allié, il nous poussera vite et fort...à la maison.

 
« Le temps perdu, c’est le temps pendant lequel on est à la merci des autres. »
 

 

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20 septembre 2024

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Je n’irais pas par quatre chemins ! Ça tombe bien parce que je n’en connais qu’un, celui qui va de mon panier à ma gamelle, en passant par les genoux de mon précieux😘 🫶 . Pour le reste, cela dépasse ma compétence. Je ne connais pas l’ennui car je suis toujours en bonne compagnie, la mienne😍 🐾 💝 . Elle m’est indispensable et me donne entière satisfaction, d’ailleurs nous passons de longues journées sans rien nous dire. Mes adoptés, gesticulent et brassent de l’air ces derniers jours, on dirait des mouches autour du vinaigre, mais rien de concret ne ressort encore de cette soudaine effervescence. Toutefois, ce remue ménage, fait écho à quelques souvenirs pas très clairs, mais qui me laisse comme des relents de fatigue constante, de chaleur et de pluie. Deux choses que je ne goûte guère ! Quand à la fatigue je la traîne souvent avec moi, pour qu’on me foute la paix, c’est un alibi de première. Je m’égare...où voulais-je en venir ? Ha oui ! Ça me revient.

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Depuis quelques semaines, je suis sous la coupe de la vieille qui me fait visiter sa ville, mais pas comme à vous ! Môa, je marche au trot, franchement je vous déconseille ce guide, ça ne vaut pas le déplacement. J’dis ça, j’dis rien ! J’ai revêtu pour ces nombreuses, bien trop nombreuses occasions, une toison vintage, « style hippy » même pas chic, pour passer inaperçue. Mais le sort en a voulu autrement et s’acharne contre moi...On me caresse, on me photographie, tout cela arbitrairement . Si ça continue je signalerais tout ce beau monde à mitoutou 🙂 😀 😂 . La vieille ayant, à la longue, perçu mon désarroi, du moins je le croyais... m’a donné en patûre à une toiletteuse, qui m’a mise à nu, tout en essayant de me distraire de ses mauvaises intentions en me faisant miroiter des joujoux, qui m’ont laissé de marbre. Le lendemain, j’ai eu droit à la pesée, ceci explique cela. Ni ma nudité, ni la diminution de ma ration, dont je ne suis pas dupe, n’ont fait pencher la balance dans le sens de la vieille. J’avais bien ressenti comme une petite baisse de régime… Je me demande si ça vaut encore la peine de faire des efforts pour les comprendre et les satisfaire ?

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Alors que je déambulais dans mon sweet home avec cette question toujours à l’ordre du jour, j’ai entr’aperçu des valises ouvertes dans la chambre. En humant de plus prés ces intruses, des souvenirs ont afflué de ma truffe à ma ptite tête bien remplie. Tout un scénario s’est soudainement mis en place et je me suis fait mon cinéma. Le Tirol 💖 ! Moi, mon précieux et son tendon d’achille, au repos. Nous regarderons passer le train, ça va être vachement bien👍 🐂 🐄 🙂 🙃 Je lui rappelerais le trajet le plus court, pour déguster de bonnes glaces à la noisette, à partager😋 😋 🍧 🍨 . On passera de longs, loongs moments à contempler les sommets et les marmottes, puis je m’endormirais en regardant pousser les fleurs🙏 🌼 🌸 … On laissera à la vieille et son clic clac kodak, les chemins casse-gueule, les ponts suspendus ou pas, l’eau fraiche qui glace les sangs, ⛈ 🌩 ☀️ 🏔 🥁 la brûlure du soleil qui jamais ne fait d’ombre et les fanfares qui vous empêchent de fermer l’oeil.

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

Je n’aurais plus qu’une seule mission : échapper par tous les moyens au minutieux toilettage que la vieille m’impose tous les soirs. Puis je baillerais avec insistance, jusqu’à ce que mon précieux me donne ma friandise du soir, cadeau de notre logeuse qui sent bon les gateaux. C’est ainsi qu’après avoir oeuvré tout le jour pour un repos bien mérité, j’irais dormir du sommeil du juste dans mon panier douillet. Bon ! C’est pas le tout de faire de beaux projets, mais quand est-ce qu’on part ???🤩 🧐 😍 🥳 🥱 🐾 Léchouilles de votre Lolotte🙃 😋 🫶

« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »
« Repose toi le jour, pour pouvoir dormir la nuit »

"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d’autre."

27 août 2024

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

 

C’est moi, la Charlotte, j’suis v’nue papoter un instant avec vous. Faut que je vous raconte le pourquoi de mon absence. Pas d’inquiètude je vais bien ! Les images que je vous propose, n’ont rien à voir avec ce qui nous occupe aujourd’hui, quoique ! Comme j’ai besoin de votre oreille attentive, je vous emmène faire une exploration en terre jurasssique dans le triassik park de Waidring au Tirol, bien moins terrifiant que les derniers jours vécus par môa. J’en profite pour vous en conter les épisodes pas à pas. J’ai failli oublier ! Couvrez vous bien pour cette balade, il fait 5°, je ne voudrais pas avoir un surcroit de travail… J’explique !

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Les annus horribilis j’en ai eu ma part, même si au début de ma vie, je n’en avais pas conscience. Je ne savais rien, ne comprenais rien et par le fait, bonheur, malheur m’était étranger...Je pressentais toutefois que marcher au doigt et à l’oeil dans l’élevage où j’ai vu le jour, n’était pas la panacée. Quand au bout de quatre ans ou presque, n’étant plus une poule aux œufs d’or, j’ai transité d’une main à une autre, je m’suis dit que j’étais bien dressée pour finir mes jours sans me poser de question. Les défilés, ça me connait. Le « garde à vous » façon Horse guards, un jeu d’enfant. Cétait r’parti pour perpète, facile docile. Penses-tu ! J’ai changé de planète, J’suis passée du rigorisme au j’m’en foutisme. Le flou total, fallait que je me crée un nouveau monde pour y faire mon trou, un travail de titan ! Alors je me suis calquée sur les deux zigotos qui m’ont pris en charge et que vous connaissez maintenant aussi bien que moi ; le précieux et la vieille. Deux ans de travail acharné, ponctué de rituels toujours plus nombreux ont fini par rendre ma vie plus appétissante. C’est pourquoi, jour après jour, attachée à ce trésor qu’on pourrait m’enlever en un rien de temps, je monte la garde jour et nuit en bonne sentinelle. Ce lundi soir, mon deuxième repas terminé en compagnie de mes colocataires, j’ai regagné mon panier, attendant patiemment de retrouver les genoux de mon précieux pour y faire un somme de préparation à ma nuitée.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Soudain, tout se dérègle, la vieille chancelle dans le couloir et illico en profite pour s’allonger avant tout le monde. Elle capture toute l’attention de mon précieux qui s’affole, allez savoir pourquoi ! Je n’y tiens plus et glisse mes ptits yeux ronds, dans cette chambre où je ne me rends jamais. Au pied du lit, une grosse bassine pleine d’une daube peu ragoûtante, que même une Lolotte n’y mettrait pas sa truffe, croyez moi ! Not’vieille nous a habitué à mieux...en tout cas ça ne lui a pas réussi, elle est toute ramollie et grise, beurk ! J’ai regagné ma retraite afin d’étudier la conduite à tenir dans ce cas de figure. Mon précieux avait déjà trouvé une parade en restant suspendu au téléphone, comme un naufragé. Épuisée, mes neuneuilles faisait enfin cui-cui, quand l’imprévisible s’annonce et sonne à la porte. Un étranger, je dirais même plus, un « extra » terrestre, rentre dans not’chez nous, je voudrais lui aboyer que nous sommes au complet. Mais j’panique et re-grimpe dans mon panier avant qu’il me pique ma place. Ça cause sans arrêt dans cette chambre, je tremble comme une feuille, mais comme y’a pas photo, faut que j’aille voir de plus près à quoi jouent ces trois . Tout ça pour ça !! L’inconnu fait faire de la gym à not’vieille qui ne sait pas y faire, on dirait un marin en goguette...Finalement, elle n’a pas été retenu au casting et le gars s’en est allé, bon vent ! Il est presque l’heure d’aller me coucher dans mon ptit cagibi, j’espère que not’vieille toute saoule qu’elle est, pourra me filer mes 3 croquettes pour bien dormir.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

On sonne à nouveau, mon ptit coeur va lâcher, du balai les intrus ! Le précieux ouvre quand même, deux blouses blanches envahissent not’territoire, embarquent not’vieille et l’allongent sur un lit roulant. La porte se referme sur nous deux, démunis. Bizarrement, j’ai beaucoup pleuré et ne voulais plus me coucher, fort heureusement j’avais mangé ce qui m’a permis de tenir le coup jusqu’au lendemain. Rien ne me sera épargné ! Dès potron-minet, mon maître s’en est allé lui aussi, sonnant ainsi la fin des haricots pour moi. J’en étais à échafauder toutes sortes de fin à cette belle vie... quand le bruit d’une clé tounant dans la serrure a remonté mon coeur, tic, tac, tic, tac...il a fait boum en revoyant mes « deux ». Vite un autre tour de clé pour fermer not’sweet home et mon coeur s’est mis à battre la chamade. La vieille a gardé le lit deux jours durant et j’ai dû mettre certains rituels au rencart.

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Puis, elle s’est levée et m’a nommé son capitaine de « sortie ». Quand elle me porte, j’ai l’impression de naviguer sur les flots, y’a du roulis et j’aime ça. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas le pied marin. On a fait plein d’aller retour dans le couloir de notre immeuble, parce que ma vieille apprend à marcher au pas et tout droit de préférence. On rigole bien. Maintenant j’ai deux bancales pour le prix d’un, mon précieux c’est les jambes et la vieille c’est la tête. Dans une semaine on tentera une sortie en extérieur. Elle m’a tout raconté, je l’ai mangé des yeux en l’écoutant, sans rien y comprendre…Sauf qu’elle doit regarder avec ses oreilles mais pour l’instant, l’oeil et l’oreille font bande à part, chacun son horizon... Elle peut compter sur moi pour la ramener à la maison, je serais tout à la fois, sa boussole, son point d’équilibre...parce qu’il ne faut pas perdre de vue que la guérison commence par le ventre, je sais de quoi je parle ! D’ailleurs c’est l’heure, faut que je la guide jusqu’à la cuisine, j’en salive déjà !

 

« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »
« Qu’il est long le chemin d’un instant à l’autre ! »

Vertige de l’amour…..😉 😂😋 🫶 🐾 🎢

PS : j’espère que la balade dans « le monde perdu » vous a plu ! N’oubliez pas : « La vie est un jeu imprévisible : attendez vous au pire…soyez prêt pour le meilleur »

1 décembre 2024

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

Le soleil vient de se lever mais mon précieux ami lui a brulé la politesse depuis belle lurette. Surgit alors au saut du lit, une gueule enfarinée😂 . Elle serait incapable de se reconnaître dans une glace et je suis même tentée de lui dire : « sortez de ce corps qui que vous soyez !👻 ». Dix minutes plus tard, j’ai enfin pu mettre un nom, sur cette tronche qui a officié à un ravalement de façade de haut niveau, Tu l’as dit bouffi, C’est la vieille😉 😂 🙃 🤣 ! Elle me caresse d’une main et me rend la pareillle : Coucou la grosse dondon, tu dandines ma pouilloutte ! Et toc😜 👎 ! Une belle journée qui commence🤩 👅

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
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"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

Normalement elle n’est pas prévu au programme et risque de le chambouler rien qu’en étant présente. Une angoissante question me vient soudain à l’esprit : « qui va me donner un « doigt de miel » à déguster en rentrant » ? La vieille ne peut pas être ici et ailleurs en même temps 👀 …. Notre itinéraire a changé pour l’occasion et clic-clac Kokdak ne s’est pas privé pour en profiter. De mon côté l’appel du sucre toujours maître chez moi, me met la pression à un point tel que j’en ai le gosier sec. A peine distraite par un écureuil furtif, je salue du coin de l’oeil un vigile à quatre pattes. Deux minutes de pause pour un pipi et dans le même temps je renifle aux quatre points cardinaux, la gueule au vent pour retrouver mes marques 👃 🐾 💨 ⬅️ ⬆️ ⬇️ ➡️ 🎶 . Le bonheur est enfin à portée de mon pifomètre, l’odeur de croissant chaud qui n’attend que moi vient m’enivrer, je vais me beurrer la truffe🥐 🎁 💗 .

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
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"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

Toute ragaillardie, le ventre apaisé pour un temps, je me balade volontiers au crochet de mes vieux. Une pause lénifiante et touristique près des embarcadères me familiarise un peu plus avec les us et coutumes des deux pattes . J’en oubliais presque l’essentiel, mais pas mon estomac qui me grondait affectueusement. 🤩 🫶 👏 🐓 🍀 🐾 🍗 🍖 🦴 ⏰ ⏳

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
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"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

Un coq non loin de là chante les Dernières Nouvelles d’Alsace, tout en me rappelant que l’heure c’est l’heure ! Dans ma ville d’adoption, je m’y perds un peu tant elle est grande, il semble que vous soyez des milliers de pions à vaquer à d’étranges occupations😵‍💫 🤞 👋 🙏 👣 ♟ 🎲 , quand à moi, je campe sur mes positions : manger !!💖 💝 🔝 🕐 🕑 🕒 🕓 🕔 🕕 🕖 🕗 🕙 🕚 🕛 🌭 🍟 🍕 🥚 🧀 🍗 🦴 🥐 🐾 🫶 ✌️ 👍 😋 😋 😋 😜 😂

"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶
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"Si vous avez un « chonchon » dans la tête, faites lui prendre l’air , il finira bien par se poser ailleurs ! J’dis ça, j’dis rien" 🤣🐾🍀🫶

Il en faut vraiment peu, très peu pour être heureux ! Il faut se satisfaire du nécessaire🎵 🎶🎶 🎶 🎵 ….chantait Baloo🐾 l’ours bien léché 🐾 🍀 😋 Chienne de vie ou vie de chien ! That is the question...

27 juillet 2024

"Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue"

"L'animal est heureux dans le silence"

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"Le voyage n'est nécessaire qu'aux imaginations courtes"

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27 juillet 2024

"Vivre est dangereux pour la santé"

"S'ennuyer, c'est chiquer du temps"

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"De même que les paresseux essayent en vain de travailler, moi j'essaie en vain de ne rien faire"

27 juillet 2024

"L'obéissance est un métier bien rude"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes amis🫶, je suis reviendue, houhou ! Y’A QUELQU’UN ? Ok ! Ok ! Les absents ont toujours tort. Ça fait un bail et vous en avez eu marre de poireauter. Mais quitter le paradis ne se fait pas sans mal... 8 heures de trajet « bercées » par des rumeurs apocalyptiques affluant sur toutes les ondes, n’ont pas manqué de nous rassurer, on rentrait bel et bien dans notre beau pays… De quoi bouffer presque toute l’énergie positive du Tirol qu’on avait embarqué pour tenir une année. De suite, j’ai craint le rationnement. Ce n’est pas une mince affaire d’apaiser un ventre qui ronchonne croyez moi ! Un dîner sur le pouce dès notre arrivée, ce qui n’a rien arrangé et aux plumes. Le lendemain, branle-bas de combat, fallait bien prendre le temps de remettre de l’ordre ici et là dans not’chez nous. Impossible de rester dans mon panier déstressant, ni même de vous donner de mes nouvelles, car le chassé-croisé de mes vieux, dont l’effervescence montait, montait, en même temps que le thermomètre, finissait par me faire suer. Y m’avait mis en stand by ou sur la touche si vous préférez et ça arrangeait bien mes affaires. Du moment qu’on ne m’appelle pas pour une virée en ville, je m’en bats les absentes. Le roi soleil était à son zénith pour saluer notre retour. J’ai manqué de courtoisie en lui tournant le dos. Dans la foulée mon précieux sur le même diapason, a coupé net cet accueil chaleureux en fermant les volets. Dans une pénombre moite, je contemplais mes vieux se fatiguer à l’excés, compatissant du coin de l’oeil, mais pas trop. Pourquoi tant d’acharnement à se débarrasser de tous les souvenirs olfactifs de notre Tirol ? Je hume encore dans ce capharnaüm, le parfum inégalé et persistant de la goulash soup, du fromage d’alpage… houp’s non ce sont les chaussettes de la vieille. Nobody’s perfect ! Un ptit goût aigre de crème et de foin vient me chatouiller la truffe et me rappelle notre tête à tête avec les vaches ... Il faudra d’ailleurs que je vous en touche deux mots, dès que j’aurais (moi aussi ! ) remis de l’ordre dans mes idées. J’avais hâte qu’ils en finissent mais y’en avait pas un pour poser son cul deux minutes dans le fauteuil, ça m’aurait reposé la tête. Alors, faute de mieux, ma tête et mes jambes ont déclaré forfait, on a déserté, direction les alpages et lentement le brouhaha intérieur et extérieur s’est confondu puis feutré. Le sommeil m’a kidnappé pendant que ma cité strasbourgeoise toujours palpitante, vomissait son barouf. Loin de son tumulte et de la multitude qui la peuple, j’ai allongé mon popotin sous le souffle rafraichisssant du ventilo qui oscillait de gauche à droite, juste pour se faire désirer. Je me réjouissais secrètement d’être exemptée de ma tradionnelle immersion en terrain miné, n’étant pas pressée de renouer le contact avec un concentré d’humanité. Je ne me suis même pas aperçue qu’ils étaient partis faire le plein de victuailles. C’est le tintouin de leur retour, marqué par des effluves prometteuses, qui a éveillé tous mes sens et surtout aiguisé mon appétit. Vite remise sur pied, j’ai fait les cent pas, mais la vieille n’a pas apprécié ma façon de faire, c’est du harcèlement qu’elle dit. Elle rêve, n’importe quoi ! C’est pas le tout, de balayer, nettoyer, astiquer, casa toujours pimpamte... J’veux pas mettre les pattes dans l’plat, mais faudrait peut-être songer à me donner à manger, moi qui leur donne de l’amour inconditionné tous les jours sans ménager ma peine.

Puis les choses ont repris leur cours, notre vie routinière aussi et comme un fait exprès, la fraîcheur et la pluie ont fait leur apparition. La ville s’est aussitôt mise en sommeil et semblait presque à l’abandon, je me suis crue au Tirol où tout est silence et volupté. Bien que là-bas, les quasi 10 premiers jours, entre 5° et 10° avaient de quoi refroidir nos ardeurs. Lessivés par la pluie, enveloppés par la brume, têtes baissées, mes vieux avait un peu le moral dans les chaussettes. Mon précieux et moi avions envisagé et planifié tous les cas de figure, mais pas ça ! Impossible de rester sur un banc et faire du contemplatif. La vieille avait pourtant réussi le tour de force de trouver pour mon maître bien-aimé, une balade sur un terrain plat ou presque pour son tendon d’Achille déficient depuis des mois. Le ciel sans pitié, nous pleurait des rivières. Jours et nuits il nous a bassiné avec son chagrin et qui est aussi devenu le notre par le fait. La montagne juste en face de notre balcon avait depuis belle lurette, tiré à elle, sa petite écharpe d’un bleu gris vieilli par le mauvais temps, pour en voiler ses flancs. Suivie de bien d’autres aussi frileuses, elles se sont éclipsées sans qu’on y prenne garde. On ne demandait pas grand-chose : mes deux fantômes sous leurs ponchos noirs cheminaient avec au coeur l’espoir d’une éclaircie planquée quelque part. Pour ma part, je me serais bien laissé tenter par une bonne rasade de crème encore chaude tout juste sortie du pis de la vache…. Voilà le truc que j’avais en tête, ça me revient : les vaches ! D’accord, c’etait un peu longuet, mais fallait bien que je vous brosse le tableau, afin que vous puissiez me suivre sans vous perdre. Bon, revenons à nos moutons, je reprends! 

 

 

Mon bon maître dit de moi que je ne suis pas « fute-fute ». Il a mis la barre très haute et je me dois de rester à la hauteur. Lors d’une énième marche en terrain humide, j’avais à coeur de ne pas trahir sa confiance si bien placée. Sur le chemin commun aux laitières et randonneurs, mon boss, m’apostrophe à tout bout de champ. Tss tss pchitt ! Je sens qu’il faut faire attention, mais à quoi ? On ne me dit pas tout. Il revient à la charge avec me semble t-il un contre-ordre, puis deux et plus encore, j’en perds le nord : viens ! Attention pas là ! Ici ! Attends, pas bouger ! Il y a dans sa voix un brin d’irritation que je ne comprends pas. Soyons clairs et concis, à un moment donné, il faut être droit dans ses bottes, parce que Lolotte n’a pas la science infuse, qu’on se le dise ! Y r’met ça ! « Crottes de biques » là je sens le fiasco, j’sais plus quoi faire…J’opte finalement pour « un garde à vous » à ma façon. Mes beaux yeux l’interrogent tout en tentant de l’amadouer, pendant que mon fondement se pose sagement dans l’attente d’un complément d’information. Coup de chance, je dois le dire, mon derrière s’est trouvé étonnement bien au chaud, ce qui est loin d’être désagréable, croyez moi ! vu le temps frisquet et pluvieux des derniers jours. Etrangement, mon attitude m’a valu le désamour de mon précieux à mon grand désarroi. Il râle et se plaint qu’il faut toujours que ce soit le m...ier ! Soudain au détour d’un virage, face à nous, une haie d’honneur d’au moins une douzaine de grosses vaches nous jaugent. Elles semblent nous attendre de pied ferme et se préparent d’un œil retors à notre passage obligé. Elles ont coupé net, le sifflet à mon précieux qui ruminait mon manque de jugeotte. La vieille saisit à deux mains, son courage et moi avec en fronçant le nez d’un air dégouté. D’un front uni, têtes baissées, en silence, nous avons franchi cette zone de conflit sans heurts. Pour le coup, on a enfin eu chaud ! Alors, on ne dit même pas merci à la « pas fute-fute » ?! Heureusement que mes origines vosgienne on fait de moi un bouseux qui se respecte, c’est un laisser-passer bien utile dans le secteur. C’est grâce à ça qu’on est passé entre les cornes et les queues vivement fouettées des laitières piaffant d’impatience à l’idée d’nous rentrer dedans comme dans un jeu de quilles. Pour tous remerciements, mes vieux m’ont fait prendre un bain de siège dans un ruisseau qui passait par là à point nommé, de quoi refroidir les bonnes initiatives...J’en prends bonne note.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Rien de ce qui est humain n'est simple"💖🐾

 

15 mars 2024

"Peut, mais peut peu !"

"Parler pour ne rien dire"

"Mesdames et messieurs ... je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.
Oh! je sais! Vous pensez :
« S'il n'a rien à dire ... il ferait mieux de se taire! »
Evidemment! Mais c´est trop facile! ... C´est trop facile!
Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n´ont rien à dire et qui le gardent pour eux?
Eh bien, non! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n´ai rien à dire, je veux qu´on le sache!
Je veux en faire profiter les autres!
Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n´avez rien à dire, eh bien, on en parle, on en discute!
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler?
Eh bien, de rien! De rien!...."
 

Raymond Devos.😍

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La situation, la voilà, je suis en plein brouillard et je marche seul😱 !! Le 18 Janvier 2024, je reçois un mail de Canalblog, ils avaient cessé d'émettre🤔 depuis très longtemps, mais on suivait notre petit bonhomme de chemin tout seul et on s'en tirait pas si mal 👍! Voilà en gros les "bonnes" nouvelles que j'ai reçu :

Chers utilisateurs de Canalblog,

Nous sommes ravis de vous annoncer une évolution majeure de notre interface d'administration et de notre portail : très bientôt, nous passerons à un nouvel outil, entièrement conçu par Webedia. Cette innovation marque un pas en avant significatif pour améliorer votre expérience sur Canalblog, en vous offrant des fonctionnalités plus avancées et une utilisation plus intuitive.

Nous comprenons que le changement peut susciter certaines inquiétudes (un peu mon neveu!) mais nous tenons à vous rassurer : cette transition sera réalisée en douceur, et nous serons là pour vous accompagner à chaque étape (sans blague !). Notre priorité est de rendre cette mise à jour aussi simple et avantageuse que possible pour vous, tout en conservant l'esprit communautaire qui fait la richesse de Canalblog...etc, etc......
🤗😍👏 Puis silence radio. On a repris nos habitudes, tranquilou bilou, Lolotte et moi avions publié ce même jour et étions déjà au travail sur "charlottestory" suivante😘💝. Mais surprise, impossible d'accéder à mon tableau de bord, je suis destituée !?😱😭😠
 

Nous nous sommes retrouvés dans le noir total, c'était le black out ! TOUT AVAIT DISPARU😡🤒🤮🆘.  Finalement après moultes recherches, frayeurs et découragement, on découvre que nos blogs ont migré vers Overblog, merci pour l'info... avec au choix de la pub et donc gratuit quelle chance !! ou du premium payant, sans pub. Les blogs réapparaissent petit à petit, souvent "bousculés" "différents" mais prêts à reprendre vie, espérons le🙄🤞🍀 ... Le temps de retrouver nos marques, nouveau mode d'emploi et pas des moindres, réparer les dégats et retrouver l'envie après ce contrecoup...🤔😟🖋

Voici donc, la seule photo téléchargée, qui somme toute, symbolise parfaitement la situation et mon état d'esprit🌫🔦. Bien entendu, j'en profite pour remercier nos visi-teuses/teurs🎶🙂💝 qui ont fait notre joie depuis 2012. Lolotte songe à prendre sa retraite et pis c'est tout 🧐🐾! Voici mon premier test et j'en profite pour râler (parce que je le vaux bien 🤣!) Lolotte a buggé devant la TV trop de pub🤑, elle est partie se coucher. Bonne nuit et bon week-end à vous.😘😴🙏💜

à bientôt - Copie

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18 janvier 2024

"En convertissant nos jours en heures, minutes et secondes, le temps nous rend la monnaie de la pièce"

 

"Le passé, le présent et le futur ne sont que des passe-temps"

 

Je n'ai qu'une chose à dire, le temps ne fait rien à l'affaire, à part quelques outrages, la vieille est là pour en témoigner. Il nous mène à la baguette et nous ferait croire qu'il n'y a que lui qui compte. Un bail que le temps erre de janvier à décembre année après année, sans que rien ne change. Il a même réussi à mettre nos saisons sens dessus dessous et c'est tout juste s'il ne nous en tient pas pour responsable ! C'est décidé, je prends sa place, à mon tour de faire la pluie et le beau temps. Depuis que je bats la cadence, ça file droit, à mon rythme, je l'accélère ou l'arrête quand je veux et sans contrepartie...ou presque !

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Par contre, je ne suis pas encore au point question méteo, ce matin encore, je dois me contenter de subir la froidure et la pluie en plus. Transie, dépositaire d'histoires à dormir debout qui dégoulinent le long de mon ventre et noircissent mes pattes, je me fige sur place. Le vent glacial fait trembler mon décor et moi avec. Tout est flou, seul le sapin étoilé éclaire mon ombre. Le voile de la nuit persiste à me laisser dans le noir. Je ne finirais pas cette virée "matinale" à la sauvette, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. Mais je ne suis pas dupe et je sens bien qu'il y a un loup quelque part. Ma truffe au ras du sol, affûtée, reprend du poil de la bête, se fiant aux pâles lueurs du jour qui sur mon passage, lentement, réveille la ville. Tout s'éclaire enfin quand en temps et en heure, je me pointe où il fallait que je sois...devant chez "Sébastien" ! Ça vaut bien une couronne, voire plus ! Je me suis quand même dépensée sans compter...

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Un bref décrassage suffit à me rendre présentable et montrer patte blanche sur le palier. Un tour de clé et la porte se referme, la chaleur de mon doux foyer m'enveloppe avec douceur. La galette encore chaude se repose en cuisine pendant que mon précieux et moi, nous installons devant le bureau. Vous conviendrez avec moi que toutes les précautions sont prises pour qu'aucun morfale n'en fasse son quatre-heures, j'dis ça, j'dis rien ! Mon précieux fixe son écran les yeux dans les yeux et l'hypnotise, son travail sérieux commence. Sa main malaxe et caresse ma tête méthodiquement, nettoyant toutes arrière-pensées et ruminations. Le vide s'y fait enfin pour y reposer mon ptit coeur à l'abri et m'endormir. Patatras, mon coeur bat la chamade, que se passe t-il ? Je lève ma truffe vers mon précieux, exhale un gros soupir pour lui demander sa main, un tantinet fugueuse. Mais le doute s'est installé dans ma ptite tête et mon coeur tendre frissonne. Je me demande où va cette main, mine de rien, quand j'ai les yeux fermés. L'infidèle caresse avec enthousiasme une ptite souris et tapote en toute amitié un clavier qui fait des ptits cliquetis ensorcelants me semble t-il. Mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai mis les pieds dans le plat, en empiètant sur le territoire du précieux et ses étranges amis. Pas de ça chez nous que j'ai dit et et mon précieux de surenchérir en me débarquant illico sur le plancher des vaches.

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Dans mon panier anti-stress, je ressasse cet épisode fâcheux et m'interroge sur le pourquoi du comment. Charly vient glisser son grain de sel sur ma blessure d'amour propre et met un terme à mon bavardage mental. "Tu fais pipi sous toi quand il te sollicite, tu pleures quand il s'en va, faudrait savoir ! Ton précieux s'y perd en cherchant à te plaire... Il se pourrait bien que tu perdes ton statut de reine de la maison si tu continues comme ça. Et toc ! Merci bien, me vlà bien mal rhabillé pour l'hiver qui n'est pas la meilleure période de l'année pour entamer une troisième vie... de vagabondage. Quelle poisse ! Je pensais avoir enfin trouvé "le" bon coin, tant qu'on y est y z'ont qu'à me mettre en vente. J'me suis lancée à corps perdu dans l'aventure pour remplir ma mission d'attrape-coeur, faudrait tout de même pas oublier que c'est un travail de longue haleine...et l'on me demande déjà des comptes. "T'inquiètes donc pas, nos vieux ne vont pas te virer, ni te vendre, mais peut-être t'offrir de la compagnie pour que tu baisses ta garde." Ha non, ça ne va pas recommencer ! Je le vois gros comme une maison qu'ils vont me coltiner un chti bout de gras à materner, j'ai déjà donné ! J'connais la musique, plus c'est petit, mignon et tutti quanti, plus les deux pattes deviennent fada... et moi, la vieille nounou, je cesserais d'exister. À cette idée, j'en ai perdu l'appétit une heure ou deux... heureusement après mon délicieux repas.

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Le lendemain, mes vieux ont décidé de s'aérer les méninges, j'en ai fait autant, pour oublier les menaces qui pèsent sur moi. C'est en passant devant une ferme que l'idée m'est venue de choisir moi-même mon meilleur ennemi, pour distraire mon précieux afin qu'il baisse sa garde et que je puisse l'apprivoiser pour de bon. Il y avait bien ce lapin qui aurait pris peu de place, mais renifler interminablement son odeur, aurait fini par me mettre une idée fixe derrière la tête, ce qui aurait grandement nuit à mon projet. Et que faire d'un mouton éternel et fatigant suiveur, à part lui manger la laine sur le dos, je vous le dis tout net : je ne mange pas de ce pain là ! Mon précieux m'encourageait en me montrant du doigt quelques opportunités qui m'ont laissé perplexe. J'ai déjà ce qu'il me faut nom d'un chien ! Je ne comprends pas cette insistance à me fourguer tout et n'importe quoi, d'autant que  mon quota de deux pattes est atteint. Pas question que cette poulette si jolie soit-elle vienne s'immiscer dans notre trio. Enfin une pause bienvenue, tout ça m'a donné faim et la litanie de mon ventre avec qui j'ai une relation de bon goût, m'a fait bailler outre mesure, fatalement je me suis endormie.

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Puis la vieille nous a sorti de notre torpeur en brassant de l'air histoire de lever des troupes. A l'impossible nul n'est tenu, personne à l'horizon ! Elle a finalement dû se contenter de deux coeurs vaillants pour lui emboiter le pas. Entre temps, j'avais envisagé quelques variantes et fantaisies pour reconquérir mon précieux et lui donner entière satisfaction. Au lieu de pleurer quand il s'en va, je pourrais peut-être, dès son départ, aboyer tristement et joyeusement pour son retour... Mes "petits" oublis urinaires me posent encore problème tout autant qu'à mon précieux. L'un de nous deux a forcèment la solution sans le savoir, il serait judicieux d'y réfléchir ensemble...à un moment approprié en y mettant les formes. Mais, s'il m'appelle pour qu'on y remédie, sans me prévenir, j'ai bien peur qu'on soit à nouveau confronté à une issue loin d'être positive. Dire qu'il suffit d'une goutte de trop pour faire déborder le vase. Une raison obscure, une incompréhension de part et d'autre suffit à ce que tout tombe à l'eau si je puis dire ! À cette seule pensée, le chagrin m'étreint alors douloureusement, je ne peux le contenir et il se répand sous moi...

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Tout en méditant sur notre condition animale j'ai conscience d'avoir des devoirs plus encore que des droits pour être la propriétaire de mon précieux, je ne faillirais pas à l'éthique, je l'ai adopté et lui dois une seconde chance. Il a une place centrale dans ma vie, bien sûr nous avons gardé la vieille qui est somme toute une compagnie pas trop désagréable pour nous deux. Elle a un ptit côté "planche de salut" surtout quand nos estomacs sont au bout de leur vie et qu'elle se met aux fourneaux pour nous ranimer. Bon sang ! Vous avez vu ? Les amis, je viens de découvrir le compagnon de jeu idéal, c'est du tonnerre de dieu ! J'suis tellement contente que j'en ai fait pipi sur la pelouse moelleuse, on ne se refait pas ! J'ai eu beau courir comme une dératée, appeler mes vieux pour qu'ils fassent sa connaissance, rien à faire, ils étaient déjà trop loin. Pendant notre trajet du retour, j'ai repris le fil de mes pensées brusquement interrompues pour y mettre un terme. Il y a une chose qu'il faut tenir pour certaine : j'suis une pisseuse ! Si c'est un problème, il y a une solution... Il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème... Je suis sûre que mon analyse de la situation satisfera mon précieux, comme moi, il aime bien qu'on aille à l'essentiel ...et pis c'est tout !

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« Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis. »

 

 

31 décembre 2023

"Tout ce qui entre par une oreille ressort par l'autre, tout ce qui va droit au coeur y demeure"

 

"L'éternel recommencement est une histoire sans fin"

 

Simple Rectangle Collage Blank

 

Voici en clair, la fidèle transcription, version teckel, des vœux de Charly et Charlotte qui vous souhaitent : des croissants tous les week-end de chez qui vous savez, de la ratatouille, du miel et du fromage jusqu’à plus soif ! Un panier douillet à partager ou pas, des joujoux par milliers, des randos en studette, un pote ou un précieux et une vieille pour vous tenir compagnie tous les jours que Dieu fait, des caresses du soir au matin et de l’amour, de l’amour, de l’amour à donner et recevoir ! Je n’ai pas mieux à dire, si ce n’est merci pour ces parenthèses enchantées, échangées avec vous toutes et tous dans la bonne humeur tout au long de l’année. À 2024 si vous le voulez bien, prenez grand soin de vous et de ceux que vous aimez.

 

"Les Pensées trop profondes ne voient jamais le jour"

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