"Rien n'est assez grand pour l'orgueil, un rien suffit à la vanité"

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Hé oui ! j'ai repris le travail après une grève de sept jours, certes je n'ai pas vraiment obtenu gain de cause, mais un geste, une esquisse de réponse à mes doléances (c'est Byzance !) : mes vieux sont revenus de course avec un manteau...qui n'était pas à ma taille et d'un goût plus que douteux !! Je n'ai donc pas râlé ayant échappé à une humiliation dont je ne me serais sans doute pas remis. Puisque bonne volonté il y a, soyons magnanime (je suis comme ça !) demeurons encore et toujours un partenaire attentif et intuitif.

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Mes associés conscients d'être mon obligé, me traitent avec égard, c'est à tout le moins ce qui m'est dû et  je ne dédaigne pas que l'on me caresse dans le sens du poil. Vous savez comment ça se passe, d'un côté un effort est fait, de l'autre la tentative est avortée et c'est ainsi que l'on repart sur de mauvaises bases. Je vois gros comme une maison le printemps approcher aussi vite que mon manteau et mes chaussons s'éloigneront. Mais n'apportons pas d'eau au moulin de ceux qui me sont redevables ! Pour l'heure, je vais donner un bon coup de collier, ensuite j'aviserai !

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LK (165) - Copie

Les plantes tressaillent, ployant sous le joug que la froidure impose. Elles se reflètent dans le cours d'eau s'assurant ainsi d'être toujours de ce monde. Leurs ombres, sombres silhouettes ont défié le temps et sont allées fièrement à vau-l'eau, dans un dernier coup d'éclat. Ainsi l'ombre devenue reflet au contour tremblotant, se libère de cette servitude, s'offre un ultime voyage au gré des flots pour n'être plus que lueur d'orgueil, fulgurance...

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Un grand vent balaye le sol en pure perte, la poussière des feuilles s'en est allée depuis bien longtemps. Jadis, elles tourbillonnaient jusqu'aux cimes des arbres, portées par le souffle de l'automne, en s'ébattant joyeuses, inconscientes d'un fin prochaine. Aujourd'hui, le sol d'une pâleur extrême, presque bleutée frémit sous nos pas, par endroit, pour mieux se protéger, il a revêtu son habit de lumière sous la bienveillante protection du soleil qui cligne de l'oeil ! Ce jeu de cache-cache entre ombre et lumière rend notre balade plus aléatoire mais combien attrayante. Et puisque me voilà à nouveau en goguette, je bénis le ciel de m'avoir donné quatre pattes pour me faciliter la vie ! Ma maîtresse déclare souvent avec ironie que sa plus belle réussite c'est de tenir debout et ne plus marcher à quatre pattes ! ...et v'lan, la vla sur l'cul ! bel enchaînement, j'aurais pas fait mieux !! pour si haut que l'on soit c'est toujours sur son cul que l'on tombe... mon pote voulant lui apporter son soutien l'a rejoint dans la foulée ! J'ai ri en douce pour ménager les suceptibilités, mes vieux ont l'épiderme chatouilleux !

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La brise glisse sournoisement sous ma truffe, un fumet auquel je ne résiste pas. Je m'empresse de suivre cette fugitive effluve et me retrouve emberlificoté dans un amas de branchages. Freiné sournoisement dans mon élan, je bataille ferme pour me délivrer pendant que mon en-cas prometteur se fait la belle ! Piqué au vif, je rejoins, mine de rien, mes vieux qui m'attendent et...tombe dans un traquenard, sous leur regard amusé ! Je ne supporte pas leur comportement de guette-au-trou, je n'ai plus une once de vie privée !! La poursuite du vent est bien vaine, c'est un fantôme qui vous taquine et se moque sans retenue. Tout aussi étrangement je m'évertue à coller aux basques de mes compagnons dont je suis souvent la risée. Leur suffisance est telle qu'ils sont incapables de me reconnaître l'unique qualité qui est la mienne: la modestie !

"La modestie peut-être une espèce d'orgueil qui arrive par l'escalier dérobé."

 

 

 

 

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