"J'ai de la peine à quitter la ville parce qu'il faut me séparer de mes amis et de la peine à quitter la campagne parce qu'alors il faut me séparer de moi !"

 

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Depuis que je suis devenu campagnard, je vais de découvertes en découvertes ! l'atavisme de ma race reprend ses marques et je me sens de plus en plus l'âme d'un chasseur...vous pouvez vous moquer mais j'ai encore de la ressource et comme dit le philosophe : si j'aperçois un géant, je regarde d'abord la position du soleil et je vois si ce géant n'est pas l'ombre d'un pygmée ! allez en route mauvaise troupe...

 

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J'interroge ma maîtresse d'un coup d'oeil appuyé, on y va ? on n'y va pas ? petite halte pour quelques photos humoristiques, que de temps perdu en formalité et vlan la pluie remet le couvert !!013Ce n'était qu'une averse ! j'ai vite repris les choses en main nous avons marché d'un bon pas sans faiblir. Nos foulées régulières sur le tapis de feuilles humifères exhalent des odeurs âpres et terreuses. La truffe au sol je me laisse guider à en perdre la tête par le kaléidoscope de couleurs ocres et cuivrées. Mon imaginaire est en émoi je ressens avec force ce monde souterrain plein de fourmillements et si intéressant parce nourricier, champignons, lichen, oxalis, baies et souriceaux !?...

023 mon sang n'a fait qu'un tour ! rien ne peut plus m'arrêter, regardez moi ça, plus vite que l'éclair il traverse à découvert, gonflé hein !  par ici ! par là ! il court, il court....

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Bon, je dois reconnaître que c'est ma maîtresse qui m'a ameuté et excité lors de ma traque à coup de : cherche, cherche Charly !  Quel beau tandem...

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Soudain le rire tonitruant de mon maître me déconcentre et en toute honnêteté je commençais à en avoir plein le dos de cette souris invisible et trop rapide pour un convalescent comme moi.

Je me léchais les babines rien qu'à l'idée d'une curée... mes vieux font en riant des commentaires sur une hypothétique chasse au dahu, je trouve leur attitude pour le moins douteuse.

 

 

 

 

 

 

 

Rira bien qui rira le dernier ! je me sens mortifié et tout en reprenant la route sous les quolibets de mes "amis" je commence à traîner ma patte arrière un peu plus que d'habitude, un petit arrêt de temps en temps, un frisson qui parcourt mon échine, mes grands yeux noisette de teckel mal en point...et hop ! retournement de situation, les voilà angoissés !

 

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On rigole plus là ! on s'inquiète hein ! Je ris sous cape,  les blessures d'amour propre envolées ! dans le fond je suis bien au chaud et au repos...

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Nom d'un chien ! j'ai bien eu l'impression de voir passer mon souriceau...il aurait quand même pas osé me narguer jusqu'ici !!

 

"Le sage se repose sur la racine de sa langue et le fou voltige sur le bout de la sienne"