"Si la cause est bonne, c'est de le persévérance. Si la cause est mauvaise, c'est de l'obstination."

005006

 

 

Deux jours, qu'elle tourne et virevolte dans ma cuisine, c'est la valse des casseroles, le défilé des ingrédients les plus fous, et le couteau qui fait clac clac sur la planche, et cette grosse bouche béante, qui chauffe et qui ronronne comme un gros chat ! j'en suis jaloux, c'est toujours lui qui a la plus grosse part ! heureusement il n'a pas un appétit aussi vorace que le mien et le plus souvent on récupère ce qu'il n'a pas mangé !

Je lui tourne autour comme un requin affolé par le sang, puis je m'éloigne un peu, youhou ! youhou ! tu me vois ! rien à faire, elle a pas compris ! je me rapproche, je bloque son passage, ça doit faire la quatrième fois qu'elle manque de tomber avec mes gâteaux ! je désespère, ce qu'elle peut être nunuche quelque fois, c'est une insulte à mon ingéniosité, ma patience à des limites, je suis à bout !

003002

 

163 (2)165

Il n'y a plus qu'une seule solution, je vais chercher mon copain dans son bureau, c'est mon meilleur allié ! quoi ! qu'est ce qu'elle radote ? allez Charly, j'en ai plein les bottes ! on va se promener. Non, non, et non, c'est l'heure de gouter ! ô rage ô désespoir, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ! celui que je croyais mon ami, prépare ma laisse et son manteau : c'est la fin des haricots ! peut être que j'ai poussé le bouchon un peu trop loin.


Bon, maintenant que je suis dans la voiture, je me dis que c'est pas plus mal, parce que toutes ces odeurs de rhum, kirsch, épices, figues, noix de coco... j'adore ! mais ça m'a presque rendu fou. Je regarde par la fenêtre, en prenant appui sur l'accoudoir, et merveille des merveilles : il neige !

003006

 

029035

019015

 

051047

070054

 

048015

Je n'ai pas boudé mon plaisir, je me suis éclaté ! et comme l'envie n'a point de repos, et que les teckels sont butés, têtus, obtus, dés mon retour, je suis revenu à mes moutons ! comment obtenir un gateau ? mais c'est bien sur ! le froid m'a aéré les méninges : je prends mon air tristounet et ....

p've zigouioui

Ben qu'est ce qu'il a mon zigouioui ? tu es triste ? viens dans mes bras, je vais te donner un ptit gâteau, il est content le titi de sa maman ? Ben je veux, mon n'veu ! C'était aussi simple que ça, comme quoi tout vient à point à qui sait attendre.

"Quand on a trop mangé, l'estomac le regrette et quand on n'a pas assez mangé l'estomac le regrette aussi"